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Saturday 30 August, 2025
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François Bayrou à la REF 2025 : « La France doit affronter l’Himalaya des difficultés »

Auteur: Aicha Fall

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François Bayrou à la REF 2025 : « La France doit affronter l’Himalaya des difficultés »

Le Premier ministre français, François Bayrou, a livré un discours percutant et sans fioritures devant les entrepreneurs de France, au stade de Roland-Garros, lors de la REF 2025. Un plaidoyer en faveur de la cohésion nationale et du sursaut économique que la rédaction de  Seneweb  a suivi en direct. S’écartant de l’approche traditionnelle, il a invité les acteurs économiques à une « projection vers la lumière », seule attitude possible face à la « déploration » ambiante.

Un monde de titans et une Europe effacée

François Bayrou a commencé par une analyse sans concession de la situation internationale, qu’il a qualifiée de retour à la loi du plus fort. Il a pointé du doigt les puissances mondiales, la Russie, la Chine et les États-Unis, qui, chacune à leur manière, imposent leur volonté. Fustigeant l’humiliation subie par l’Europe, il a repris les mots de Mario Draghi pour affirmer que « le rêve et l’illusion d’une Europe qui compte dans le monde » se sont évaporés. Devant ce constat, il a posé la question existentielle : « Être ou ne pas être. » Un appel clair à la France et à l’Europe de cesser d’être « véhémente » et de se battre pour exister, plutôt que de se satisfaire de défaites « qui auraient pu être pires ».

Le paradoxe d’une France prodige mais déclinante

Bayrou a ensuite dressé un portrait contrasté des forces de la France. Il a salué les « atouts et nos forces à nul autre pareil », rappelant que la nation est une puissance scientifique et technologique de premier plan, présente dans des secteurs comme l’aérospatial, l’aviation ou la défense. Cette capacité d’innovation est un atout majeur dans la nouvelle ère industrielle, dominée par la robotique et l’intelligence artificielle, où le coût du travail n’est plus la variable déterminante.

Pourtant, cette « médaille brillante » a son « revers », visible dans les chiffres du commerce extérieur, où la France « est dépréciée dans ce qui devrait être le plus accessible ». Pour Bayrou, la reconquête industrielle est possible, mais elle nécessite une « stratégie nationale » et une coopération entre l’État, les grandes entreprises et les innovateurs.

L’urgence de la cohésion nationale

La partie la plus marquante de son discours a sans doute été l’appel à la cohésion nationale, face à une société menacée par « la violence, l’échec » et « la guerre des uns contre les autres ». François Bayrou a martelé que les divisions internes de la France la fragilisent dans la compétition mondiale. Il a utilisé la métaphore puissante du bateau en haute mer : « Nous sommes tous sur le même bateau. » La question n’est plus de savoir qui va gouverner, mais si le bateau va pouvoir affronter la tempête. Dans cette optique, la démocratie sociale doit s’affirmer comme un pilier de l’unité, chaque acteur, entreprises, syndicats, administration, ayant une responsabilité collective envers la nation.

La dette, un legs d’esclavage pour la jeunesse

Son intervention s'est achevée sur une mise en garde solennelle sur la situation des comptes publics. Il a dénoncé le « péril » de la dette publique, accumulée « le cœur léger » par les générations précédentes. Il a évoqué les « 3 350 milliards d’euros de dette » qui menacent le pays d’asphyxie et dont la charge, qui pourrait dépasser les 100 milliards d’euros en 2029, grève la croissance.

Il a condamné la « désinvolture » de ceux qui refusent d’ouvrir les yeux sur la gravité de la situation, accusant les générations passées d’avoir réduit les jeunes à l’esclavage. Citant George Orwell, il a averti : « La liberté, c’est l’esclavage. » Une phrase choc pour résumer la situation et affirmer la volonté du gouvernement de consentir « des efforts importants mais supportables » pour redresser le pays.

Auteur: Aicha Fall

Commentaires (1)

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    Nioks il y a 4 heures

    laissez moi rire un français qui ose parler du retour de la loie du plus fort,ce pays qui refuse la liberté ala 'nouvelle Calédonie la corse laguyane etc de rendre les îles éparses a Madagascar etc son armée ne quitte les pays d'Afrique noire qu'avec le coup de pied au cul etc

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