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[ VIDEO] La bataille rangée se poursuit au Caire, l'armée intervient

Auteur: TF1

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Après une brève accalmie pendant la nuit, les heurts entre opposants au régime et partisans du président Hosni Moubarak ont repris ce matin dans le centre de la capitale égyptienne. En milieu de matinée, les militaires se sont interposés entre les deux camps pour tenter de rétablir le calme.

Les affrontements continuent

Epicentre de la contestation en Egypte, la place Tahrir, au Caire, s'est de nouveau transformée aux premières heures de jeudi en champ de bataille. Après une brève accalmie pendant la nuit à la suite des heurts de mercredi après-midi, la tension s'est ranimée vers 4 heures du matin lorsque des supporters de Moubarak ont tiré sur des manifestants. L'armée intervient Après être restée très discrète mercredi après-midi, l'armée s'est déployée en masse dans la soirée aux alentours de la place, devenue depuis le 25 janvier le point de ralliement des contestataires anti-Moubarak, qui y campent par milliers chaque nuit malgré le couvre-feu. Mais elle n'est pas intervenue sur le moment, si ce n'est par des coups de feu en l'air. C'est bien plus tard, après les violences, qu'elle a procédé à des arrestations place Tahrir, selon la chaîne de télévision Al Arabiya. En milieu de matinée, elle est intervenue de manière plus ferme pour s'interposer entre les deux camps. L'infanterie a notamment créé une zone tampon d'une centaine de mètres.

Bilan difficile

Selon les sources, il y aurait eu entre cinq et sept morts et plus de 800 blessés depuis hier. Le ministre égyptien de la?Santé précise que "la plupart des victimes ont été les cibles de jets de?pierres et d'agressions à coups de barres de fer et de bâtons".

Enquête

Les violences entre partisans et opposants à Hosni Moubarak vont faire l'objet d'une enquête, a annoncé la télévision publique, citant le Premier ministre Ahmad Chafic.

Dialogue de sourds

Sur le plan politique, c'est le statu-quo. Mercredi soir, Omar Souleimane avait appelé les manifestants à rentrer chez eux, comme l'avait fait l'armée en milieu de journée, prévenant que le dialogue proposé à l'opposition ne pouvait débuter avant l'arrêt des manifestations. Mais dans des interviews à CBS News et à Reuters, le chef de file de l'opposition égyptienne, Mohamed ElBaradei a rejeté une fois de plus l'offre de dialogue vice-président, insistant sur le fait qu'Hosni Moubarak doit d'abord quitter le pouvoir. Les Frères musulmans, principale force d'opposition, ont également rejeté "toutes les mesures partielles proposées" par le président et refusé qu'il reste en poste jusqu'en septembre. Pour la première fois, ils ont même appelé jeudi amtin clairement non seulement à son départ, mais également au renversement du régime. Pourtant, selon la télévision d'Etat, Omar Souleimane a commencé ce matin le "dialogue" avec "les partis politiques et les forces nationales". Des manifestants présents sur la place Tahrir participeraient même aux pourparlers.

Les Européens haussent le ton

A l'instar des Etats-Unis, cinq pays européens (France, Royaume-Uni, Italie, Espagne, Allemagne) ont affirmé ce matin dans une déclaration commune que le "processus de transition doit commencer dès maintenant" car "seule une transition rapide et ordonnée vers un gouvernement à représentation élargie permettra de surmonter les défis auxquels l'Egypte doit faire face aujourd'hui". L'Egypte devrait faire partie des discussions du sommet européen de Bruxelles, qui se tient demain à Bruxelles.

Washington appelle ses ressortissants...

Washington a immédiatement réagi aux nouveaux affrontements de jeudi matin et le Département d'Etat a pressé les Américains qui souhaitent quitter l'Egypte de se rendre "immédiatement" à l'aéroport du Caire, prévenant que les "vols américains supplémentaires après jeudi sont improbables". La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, dans un appel téléphonique au vice-président égyptien Omar Souleiman, a condamné les "choquants" affrontements sanglants au Caire.

... et Paris invite les siens à rentrer sans délai

Le porte-parole du gouvernement, François Baroin, a déclaré jeudi sur France Info que les Français n'ayant "pas d'urgence ou d'ardente obligation à rester sur le territoire égyptien" devaient revenir "dans les meilleurs délais". "Nous sommes très choqués, les images d'hier sont spectaculaires", a-t-il affirmé à propos des affrontements entre pro et anti-Moubarak en Egypte. Le ministre a évoqué des "ferments de guerre civile qui sont en train de se dessiner". Selon lui, "le quai d'Orsay a mis en place un dispositif particulier" pour les ressortissants français en Egypte.
Auteur: TF1
Publié le: Jeudi 03 Février 2011

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