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Koumpentoum, or the Republic standing (and sometimes sitting)

Auteur: Mass Massamba NDAO

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Koumpentoum ou la République debout (et parfois assise)

A single gesture—or rather, its absence—was enough to bring to light what the Republic often prefers to keep silent about: its invisible side. In Koumpentoum, it wasn't laws or speeches that faltered, but a reflex.

To stand up. A simple, almost instinctive movement, which, in a Republic, is written nowhere… but expected everywhere. For the Republic is not sustained solely by its decrees. It also breathes through its customs.

It extends to those tiny gestures which, repeated silently, create collective respect. Standing at the entrance of an authority figure is not a legal obligation. It's a matter of etiquette. A way of saying: "I recognize, beyond your person, the institution you embody."

To those who want to reduce the incident to a dispute over legitimacy—elected versus appointed, people versus state—one must point out the obvious. The Republic of Senegal has already settled this debate, at least in practice. In Dakar, for example, a prefect, an appointed authority, legally dismissed a mayor of the capital a few months ago, even though the mayor had been elected by the people. No one invoked any absolute supremacy of suffrage to invalidate the action. Because, deep down, everyone knows that institutional legitimacy is not simply a matter of the origin of the mandate.

Even more significantly, the President of the Republic himself, the supreme embodiment of universal suffrage, takes the oath of office before the Constitutional Court. This court is not elected; it is appointed by the Head of State. And yet, it is before this court that the President symbolically bows, accepting that the law should frame the popular will. This moment says it all. In a Republic, the balance of power always takes precedence over the hierarchy of the ballot box.

The protocol is merely the visible manifestation of this invisible balance. Decree No. 99-252 of March 19, 1999, was not designed to flatter egos, but precisely to prevent everyone from improvising their own republic. It establishes an order, not to classify individuals, but to organize the coexistence of institutions.

In a department, the Prefect is not a mere figurehead. He is the direct representative of the State, the guarantor of public order and administrative continuity. Opposite him, the Member of Parliament embodies popular sovereignty. Neither negates the other. They complement each other. And it is precisely because their legitimacies differ that they must mutually recognize each other's authority.

Remaining seated when everyone else is standing up may not be illegal. But in politics, not everything that is legal is necessarily right in the public eye. Citizens don't read decrees; they observe attitudes. And in this scene, what do they see? A dissonance. A Republic wavering between respect and distrust.

The most worrying aspect is not the act itself, but what it reveals: a gradual erosion of republican civility. As if recognizing the authority of others had become a concession, even a defeat. As if every gesture must now be interpreted in light of the balance of power.

Yet, the Republic does not function through humiliation. It is sustained by mutual recognition. Protocol, in this context, is neither a colonial relic nor an instrument of domination; it is a common language, a safeguard against the excesses of ego.

Should we therefore enshrine a text that is over twenty years old without questioning it? No. The growing power of local authorities and the increasing legitimacy of elected officials call for adjustments. It is legitimate for a mayor to be more highly valued within their municipality. But this evolution must be built within the existing framework, not through radical change.

In Koumpentoum, the Republic did not falter. It was simply tested by its own contradictions. And it reminds us, with a subtle irony, that in this institutional theater, no one benefits from remaining seated for too long. Because ultimately, standing up is not a sign of humility. It is recognizing that the Republic is always greater than oneself.

Auteur: Mass Massamba NDAO
Publié le: Lundi 13 Avril 2026

Commentaires (19)

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    wedi il y a 3 jours
    jusqu'à la fin on a toujours pas compris de quoi tu parles; tout le monde ne regarde pas la télé
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    petit résumé il y a 3 jours
    comme ce sont des députés de pastef, l'opposant tire à vue.
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    africa black first il y a 3 jours
    L'auteur l'avoue lui-même : ce n'est "écrit nulle part". En droit, ce qui n'est pas interdit est autorisé. Si aucune loi ne t'oblige à te lever, rester assis est l'exercice d'une liberté individuelle. Personne ne peut être sanctionné pour cela.
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    wekh il y a 2 jours
    Wakhal né yaw "J'ai pas compris" ! Lim bindeu wakh digueu yalla c'est compréhensible !!
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    Le Vrai il y a 3 jours
    Très belle analyse. C'est la qualité de telles contributions dont le Sénégal a besoin et non des bisbilles dont les médias nous servent matin et soir. Le Vrai.
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    EDK il y a 3 jours
    Je suis d'accord mais personne ne s'offusque quand une envoyée spéciale du PR ne se lève pas parce qu'ils ont une différence politique et à plusieurs reprises mais on prend sa plume pour nous fatiguer sur ce sujet
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    Cool il y a 3 jours
    Non ce pays est tombé trop bas pour ces petites choses on ecrit des livres et tout le monde en parle incroyable mais travailler nguiryalla pour sortir les sénégalais de cette souffrance. Wakh rek wakh rek mais sonalngueniou, hier c'était l'homosexualité aujourd'hui leve toi je ne me lève pas demain non mais svp arrêter et travailler. Les gens ne font que parler dans ce pays
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    Ich il y a 3 jours
    Ces deux députés en dehors de tous les protocoles et procédures administratives sont des hommes sans classes et sans raffinement et sans savoir vivres. Ce qu'ils ont montré est tout simplement leur manque de maturité et qu'ils sont indignes de représenter le peuple à l'Assemblée nationale car un disputé qui refuse le respect à l'autorité administrative ne peut respecter la population qui l'a élu. Kouma saga bal Nala.
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    le Gr il y a 3 jours
    Diadieuf
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    Rewmi il y a 3 jours
    Foutaise la préfecture doit être diplomate ne pas tomber aussi bas car c'est un bac +4 et un concours sélectif en administration territoriale ensuite les députés certains sont analphabètes même pas le certificat d'études
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    HERITAGE COLONIAL il y a 3 jours
    Salama jambaar. Sachez que parmi les députés il y'a des enseignants-chercheurs et scientifiques ayant fait leurs preuves, des professeurs titulaires des universités qui ont fourni des cours a ses préfets et gouverneurs entre autres. Ce n'est pas une question de niveau ni d'apport, ni de contribution a la société. Je trouve la contribution d'un enseignant chercheur de qualité de loin plus importante que celle d'un gouverneur ou d'un préfet ou sous préfet. C'est tout juste l'héritage colonial qui se perpétue. Nous devons nous fonder sur nos propres valeurs et déconstruire les tares ce que les occidentaux nous ont légués et non conformes a nos réalités.
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    Camou il y a 3 jours
    Il y a beaucoup de préfets qui étaient uniquement instituteurs, titulaires d’un BFEM. Toutefois, le niveau scolaire n'augure rien du niveau de patriotisme, d'intégrité morale, de leadership ou de capacités de management. La méritocratie ne se limite pas aux diplômes. C'est bien plus complexe que cela, et je pense savoir que nous sommes bien plus sophistiqués que ces simplifications ne le laissent penser.
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    ... il y a 3 jours
    @HERITAGE COLONIAL  Même chez les animaux ils ont des codes et des règles qui organisent le groupe. Ne pas respecter ses règles dans une société organisée n'est rien d'autre que de la bêtise et d'ignorance.
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    Anonyme il y a 3 jours
    @Camou  De temps du Colon, les meilleurs allaient à Ponty pour être enseignants et les moins doués étaient orienté en Medcine. C'est pourquoi au depart du colon nous avons ete gouvernés par de Instituteurs. l'Ecole d'Administration (Ancienmment ENAM) est relativement récente.
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    Fall il y a 3 jours
    Autant les populations et les autorités se lèvent autant les députés qui représentent le peuple doivent se lever. Sinon à l’occasion de l’ouverture de l’année judiciaire, les magistrats peuvent ne pas se lever quand le Président arrive. Le Préfet représente le PR.
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    OK il y a 3 jours
    Voilà pourquoi le Sénégal stagne. On est là en train de polémiquer pour juste un petit incident protocolaire. Dem lennne liguyi et arrêtez de nu tympaniser avec ces détails.
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    Doucouré il y a 3 jours
    Ces députés sont indignes de leur rang. Des profils et des comportements totalement inadéquats et inappropriés
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    Vincent il y a 3 jours
    Aucune loi autorise quelqu'un de se lever lorsque le chef arrive on le fait par courtoisie républicaine c'est plus élégant et les deux députés ont tort mais pas de là à faire venir les gendarmes pour les mettre en mal ce n'est pas républicain aussi.
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    SEN il y a 3 jours
    Les députés sont tenus de respecter la loi et les institutions, y compris lors des cérémonies officielles. L’arrivée d’un préfet doit être accueillie conformément aux règles du protocole, et toutes les personnes présentes, même dans les tribunes, doivent se lever en signe de respect. On observe malheureusement un manque de civisme chez certaines autorités qui représentent pourtant le peuple.
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    Exdk il y a 3 jours
    Elle est deja a tamba. Elle s’en contrebalance
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    Camou il y a 3 jours
    Le manque de bienséance ne fait que diminuer la grandeur de la personne qui s'y adonne. En revanche, Mme le préfet n'avait alors pas du tout à exiger quoi que ce soit, ni d'un député, ni même d'un citoyen lambda. Son réflexe est hérité directement de réflexes coloniaux dont notre administration est encore malheureusement trop souvent empreinte.
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    Humanis il y a 3 jours
    À travers cet incident ubuesque, c'est notre conception absolutiste, totalitaire du pouvoir qui est mise à nue, même le "simple préfet" nommé se croit dépositaire d'un pouvoir de "droit divin" qui ne peut souffrir d'aucune contestation. Qu'apprennent-ils donc à l'ENA ? Par quels voies ont ils (elles) été recrutés ? Elle aurait pu gérer cet incident avec plus de discernement, sans en appeler à la force publique.
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    DC il y a 2 jours
    Ceci me rappelle la notion de distance hiérarchique qui reste malheureusement trop élevée chez nous. La conception absolutiste et totalitaire du pouvoir, qui engendre et résulte d'une trop grande distance hiérarchique, ouvre la porte aux dictatures, à l'absence d'esprit critique et de capacité d'initiative, ou, plus simplement, à une faible contribution de la majorité aux efforts de développement.
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    There il y a 3 jours
    Le préfet il est nommé j'imagine si c'était le premier ministre qui était là ils seront les premiers à se lever et pourtant lui aussi il est nommé
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    ébéne il y a 3 jours
    on se rappelle quand le député maire Farba ngom faisait limoger des juges et des préfets. ils ont tout détruit et son partis ces rustres du PDS de l'APR. avec le PS c'était la République.
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    frankrena il y a 3 jours
    Même s’il n’y a aucune obligation de se lever selon les règles protocolaires, ce geste reste une marque de respect envers la personne en autorité. Toutefois, ce respect doit être gagné par son comportement et ses actions au quotidien.
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    Bayal il y a 2 jours
    Dans l'ordre protocolaire, le préfet est au dessus. Ces députés ont tort de ne pas se lever. Un décret du président Abdou diouf de 1999 a déjà réglé ce problème. La République fonctionne au rythme de la constitution, des décrets, des arrêtés etc. Quand on exercice des fonctions électives ou nominatives, on doit lire et s'informer de l'ordre protocolaire lors des cérémonies pour éviter de se ridiculiser.
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    Le Vrai. il y a 2 jours
    Le Vrai. Puisque vous jugez que l’institution parlementaire est au dessus de l’exécutif, expliquez-nous pourquoi vous avez accepté la destitution de Barthelemy Dias (député et maire) par le Préfet de Dakar. Le député, certes contrôle l’exécutif, mais il n’en demeure pas moins qu’il doit se plier à cet même exécutif. De manière ironique, tout en sachant que comparaison n’est pas raison, Bamba Cissé (ministre de l’intérieur et des cultes) dira que aucun douma djité tchi diouma dji, au seul motif que je suis le patron. Le Vrai.

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