Depuis quelques jours, les médias s'interrogent au sujet de Nicki Minaj: est-elle allée trop loin avec la "pochette" de son nouveau single où on la voit de dos vêtue uniquement d'un string rose? Étonnamment, toutefois, personne ne se questionne sur les racines historiques, la résonance culturelle et les implications contemporaines de ce genre d'image qui réduit la femme noire à rien de plus qu'un gros derrière.
Selon des critiques de la culture noire tels que Patricia Hill Collins, un des exemples historiques les plus célèbres de cette déshumanisation de la femme noire à travers le stéréotype du "booty" est le cas d'une esclave sud-africaine du nom de Sarah Baartman. Elle a passé la majeure partie de sa vie exhibée en phénomène de foire à cause de la taille de ses fesses. On la présentait, à Londres et Paris, sous le nom de Vénus de Hottentot, souvent dans une cage. À sa mort, indigente, en 1815, on l'a disséquée et ses organes génitaux ont été préservés dans un musée parisien jusqu'en 1974.
Commentaires (0)
Participer à la Discussion
Règles de la communauté :
💡 Astuce : Utilisez des emojis depuis votre téléphone ou le module emoji ci-dessous. Cliquez sur GIF pour ajouter un GIF animé. Collez un lien X/Twitter, TikTok ou Instagram pour l'afficher automatiquement.