Souleymane Ndiaye officie dans l’Armée sénégalaise. Envoyé en mission de paix en Côte d’Ivoire, il a fait le trajet Dakar-Thiès pour renouveler son acte d’allégeance à Cheikh Béthio Thioune, ce dimanche, avant de se rendre à l’aéroport international Léopold Sédar Senghor afin d’embarquer pour la Côte d’Ivoire. D’autres militaires sont aussi venus pour lui renouveler leur acte d’allégeance.Debout devant l’entrée de la Maison d’arrêt et de correction (Mac) de Thiès, Souleymane Ndiaye scrute souvent sa montre qui affiche 12H20mn. Militaire de son état, il sert au camp Dial Diop. Vêtu d’un treillis neuf, il porte en bandoulière un petit sac de voyage. Il tient, dans la main droite, un exemplaire du Coran. Il vient de Dakar pour renouveler son acte d’allégeance à Cheikh Béthio Thioune, son guide spirituel, et solliciter ses prières avant de se rendre en Côte d’Ivoire pour une mission de paix. «Je suis militaire au camp Dial Diop de Dakar. Je suis venu de Dakar pour rencontrer Cheikh Béthio Thioune. En principe, je dois me rendre au plus tard à 13H à la Base militaire de l’Ecole nationale des officiers d’active (Enoa) de Thiès pour partir ensuite avec mes camarades à l’aéroport Léopold Sédar Senghor. Nous devons embarquer pour une mission de paix en Côte d’Ivoire», indique Souleymane Ndiaye.Au moment où il attendait son tour pour être reçu par son guide à l’intérieur de la Maison d’arrêt et correction de Thiès, Cheikh Béthio Thioune recevait l’une de ses anciennes épouses, Sokhna Maïmouna Sao. A 13H, au moment où Souleymane Ndiaye devait être à bord du véhicule qui devait le transporter à l’aéroport de Dakar, son guide spirituel n’avait pas encore libéré son ex-épouse. «Mes camarades sont déjà installés dans les cars pour se rendre à l’aéroport. Je leur ai demandé de m’attendre encore un peu. Je ne peux pas partir en Côte d’Ivoire sans voir mon marabout. Le Chef d’Etat-major général des armées (Cemga), le Général Abdoulaye Fall, sait que je suis un mouride dévoué, un disciple de Cheikh Béthio Thioune. Que je rate mon avion ou qu’on me radie de l’Armée m’importe peu. Cheikh Béthio Thioune est ma vie. Je ne peux pas partir sans le voir. J’ai fait acte d’allégeance à Cheikh Béthio Thioune depuis 1986», martèle-t-il. Finalement, il sera reçu vers 14H.Après une trentaine de minutes d’entrevue, Souleymane Ndiaye va enfourcher une moto Jakarta stationnée à quelques mètres de la prison. «Je suis maintenant tranquille. J’ai vu le Cheikh, il se porte à merveille», lance-t-il, tenant une bouteille d’eau bénite que lui a remise, dit-il, par Cheikh Béthio Thioune. Au même moment, arrivait un autre de ses collègues militaires. Babacar Ndiaye officie au camp Leclerc. «Je suis un «diawrigne» (disciple) de Cheikh Béthio Thioune. Je sers au camp Leclerc», informe-t-il. Avec d’autres frères d’armes, ils sont venus, comme Souleymane Ndiaye, renouveler leur acte d’allégeance au guide des «Thiantacounes».
Auteur: L'observateur via xibar
Publié le: Jeudi 03 Mai 2012
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