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Panama Papers: l’avocat marocain Hicham Naciri s’explique

Auteur: Financial Afrique

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Hicham Naciri s'explique sur le rapport entre le Roi du Maroc et l'affaire des Panama Papers

Le célèbre avocat marocain n’a pas tardé à réagir suite à l’affaire des  «Panama papers».  Son client, Mounir El Majidi, secrétaire particulier du roi du Maroc,  cité dans ladite affaire, à propos des sociètés offshores SMCD Limited immatriculée aux Iles Vierges Britanniques, et Immobilière Orion, immatriculée au Luxembourg,  aurait agi en toute légalité.  Les deux sociètés ont été «créés en stricite conformité avec les lois en vigueur et leur existence est signalée dans les registres publics ».

Dans un entretien au site marocain Medias24 et repris par Tel Quel,  l’avocat explique que toutce qui est offshore n’est pas illégal. «Plusieurs motivations peuvent exister, certaines sont saines et d’autres condamnables», estime-t-il. S’agissant des raisons malsaines, il cite l’évasion fiscale mais aussi les opérations illicites. «Ici, ce n’est pas le cas», assure-t-il. Mais quelles sont les bonnes raisons pour recourir à des sociétés offshore alors ? «La localisation géographique d’un bien, un souci d’optimisation fiscale ou même une volonté de discrétion», explique l’avocat de Mounir Majidi.

Discrétion mais pas camouflage, ajoute Hicham Naciri. Il insiste à plusieurs reprises sur la transparence des affaires du roi Mohammed VI et l’absence de «volonté de dissimulation.» Son patrimoine est, du reste, «géré de façon extraordinairement transparente», affirme-t-il, tout en reconnaissant la volonté de«rechercher une certaine discrétion dans la gestion de ce qui relève de sa sphère privée.»

Il donne l’exemple de l’hôtel particulier parisien acheté via la société Orion, basée au Luxembourg (vendue il y a cinq ou six ans, précise l’avocat). «Les autorités fiscales françaises ont été consultées sur la fiscalité applicable à cette opération et se sont vu communiquer le nom du bénéficiaire ultime». Idem pour SMCD (dissoute en 2013, précise Me Hicham Naciri) qui a permis d’acheter un bateau. «La goélette n’est pas dissimulable. Elle a été immatriculée au Maroc au nom de Sa Majesté […] chacun sait à qui appartient le “Boughaz I”.»

Pour lui, il n’y a pas d’évasion fiscale. «Les sociétés détenues par la famille royale sont régulièrement assujetties à des contrôles fiscaux et sont traitées sans aucune différenciation avec les autres. Il n’y a ni privilège ni passe-droit», précise-t-il.

Pourquoi avoir recours à une société offshore pour acheter la goélette ? Pour se conforter à l’exigence du vendeur, affirme l’avocat de Mounir Majidi. «[… ] le vendeur n’avait pas voulu révéler son identité à des tiers. Il a vendu à travers une structure et en face, il a voulu avoir une structure, une personne morale.»

Dans l’interview, l’avocat tacle les journalistes du Monde : «On ne peut pas, de façon honnête, mettre sur un pied d’égalité les fraudeurs et ceux qui agissent dans la transparence. Les journalistes du Monde le savent pertinemment, mais c’est toujours vendeur d’afficher la photo de Sa Majesté Le Roi en une, même si l’article sur le Maroc est totalement creux et ne contient aucune révélation.»

 Sources: Tel Quel, Medias24

Auteur: Financial Afrique
Publié le: Mardi 12 Avril 2016

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