Au Mali, des dizaines de camions de carburant détruits dans une attaque de jihadistes présumés
Un convoi de plusieurs dizaines de camions-citernes a été incendié jeudi au Mali lors d'une attaque attribuée aux jihadistes du JNIM, dans laquelle plusieurs militaires et assaillants ont été tués, selon des responsables locaux, marquant une nouvelle intensification des offensives de ce type après plusieurs semaines d'accalmie.
Le Mali, pays enclavé dépendant d'importations par la route, a récemment fait face à de graves pénuries de carburant pendant plusieurs semaines en raison d'attaques jihadistes sur les convois de camions-citernes le ravitaillant.
Depuis le mois de septembre, les jihadistes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, ont imposé un blocus sur plusieurs villes maliennes et attaqué régulièrement ces convois, asphyxiant l'économie du pays jusqu'à sa capitale.
Mais l'approvisionnement en carburant s'était nettement amélioré à Bamako depuis le mois de décembre, permettant à l'économie de reprendre son souffle.
Les attaques contre les convois de carburant avaient aussi baissé en intensité ces dernières semaines, la dernière d'ampleur datant de début décembre.
L'attaque de jeudi a eu lieu sur l'axe menant de la frontière sénégalaise à la grande ville malienne de Kayes (ouest), selon des sources locales, dont plusieurs font état de "dizaines" de camions détruits.
"Ça s'est passé entre Diboli (localité située à la frontière sénégalaise) et Kayes. Trois militaires maliens ont été tués et quatre assaillants tués", a précisé à l'AFP un élu local. De son côté, un enseignant vivant dans la zone a évalué à "des dizaines" le nombre de camions incendiés.
"C'est un coup dur pour nous, mais ça n'impacte pas la distribution ni la disponibilité. Nous avons un stock important", a commenté auprès de l'AFP un responsable de l'Office malien des produits pétroliers, s'exprimant sous couvert d'anonymat.
Un responsable du bureau des douanes de Kayes a également confirmé à l'AFP cette attaque, ajoutant qu'une évaluation du nombre de camions impactés était en cours et évoquant lui aussi le chiffre de plusieurs dizaines.
"Quand nous avons appris l'attaque, nous avons lancé un appel pour dire aux conducteurs de s'arrêter à Kidira (dernière grande ville sénégalaise avant le Mali) en attendant que la situation se décante", a expliqué vendredi à l'AFP Modou Kayeré, un responsable sénégalais et ouest-africain des transporteurs.
"L'alerte n'est pas encore levée. Elle le sera quand la sécurité sera de mise. Mais nous avons appris que des chauffeurs ont déjà repris la route", a-t-il ajouté.
- Embuscade -
Dans un communiqué consulté par l'AFP, le JNIM a annoncé avoir tendu jeudi une embuscade à l'armée malienne entre Diboli et Kayes, sans mentionner l'attaque des camions-citernes.
Cet axe menant vers le Sénégal à l'ouest était généralement épargné par ce type d'attaques, les convois de carburant venant essentiellement de la Côte d'Ivoire au sud.
Selon une source sécuritaire, les escortes militaires des camions-citernes avaient été suspendues depuis quelques mois sur cet axe Sénégal-Mali, se concentrant sur l'axe venant de Côte d'Ivoire.
"Les autorités pensaient avoir eu un contrôle total dans la chaîne d'approvisionnement avec le nouveau plan de convoyage. Elles voulaient constituer un maximum de stocks avant le mois de ramadan" qui débutera mi-février, a déclaré à l'AFP cette source.
Au plus fort de la crise en octobre dernier, la capitale malienne s'était habituée à d'interminables files d'attente aux stations-services et toute l'économie tournait au ralenti.
Des escortes de l'armée et de paramilitaires russes de l'Africa Corps, avec surveillance aérienne, avaient permis l'arrivée de convois de carburant en novembre dans la capitale, entraînant une accalmie de la pénurie.
Le gouvernement malien a également signé un accord avec les importateurs de produits pétroliers pour accélérer les procédures douanières et administratives.
Les autorités maliennes avaient largement relayé en novembre l'arrivée depuis le Niger de 82 citernes escortées par l'armée nigérienne, pays allié de la junte au pouvoir à Bamako au sein de l'Alliance des États du Sahel (AES), aux côtés du Burkina Faso.
Ces trois pays sont dirigés par des juntes souverainistes. Ils avaient annoncé en décembre la création d'une force armée conjointe pour combattre la progression jihadiste dans leurs pays, même si cette annonce demeure symbolique à ce stade.
Dans le reste du Mali, l'approvisionnement en carburant s'est également amélioré ces dernières semaines, après des mois de pénurie parfois totale dans certaines localités.
Commentaires (5)
Quant aux fachos islamistes-jihadistes-terroristes armés, ils méritent rien de moins qu'une chasse a l'homme définitive et une extermination totale et d'être rayé d'Afrique, du Sahel et de partout ! l'islam est innocent de leurs agissement, ces criminels et ces massacreurs et tueurs d'innocents !
Le pouvoir Algérien et sa recherche de leadership bidon qu'il ne mérite pas a mis le Sahel a feu et a sang ! et après ils viennent nous dire qu'il veulent promouvoir un Gazoduc qui passe par le Sahel, pendant qu'ils tirent les ficelles et exterminent les populations directement et indirectement au Niger, au Mali et ailleurs !
La France a foutu le bordel en Afrique, avec son découpage de frontières coloniales ! l'Algérie qui se résumait a une mince bande de terre tout au nord de ce pays, a hérité d'un pays continent presque, en plus de la découverte du Gaz et du Petrole par la france en 1954, et qu'elle fit cadeau a ses collaborateurs aux faux résistants de la guerre d'algérie qui n'ont jamais résisté contre quiconque sauf contre leur propre peuples ! le résulat de cette injustice historique contoinue de se faire sentir 60 ans après les indépendances de toute l'Afrique, des peuples et des pays a qui on a volé leur territoires et leur identité pour en faire cadeau a ces porcs de généraux corrompu et incultes qui gouvernent l'Algérie et se remplissent les poches depuis trop longtemps !
le jour ou les pays concernés, Maroc, Mali, Niger, Tunisie, Libye, et autres pays africains s'organiseront pour demander des comptes a la France et le rétablissement de leur frontières historiques, cette parie de l'Afrique va exploser son developpement et son emancipation ! et lorsque les pays de la CEDEAO se joindront a cet effort aussi pour se libérer economiquement de la France-Afrique pour de bon !
Selon le secrétaire général des Nations unies, l’organisation onusienne est au bord de la faillite. Entre le non-paiement des contributions par les États membres et les règles budgétaires, António Guterres dénonce un piège financier qui paralyse l’organisation, craignant que l'ONU ne puisse plus assurer ses missions essentielles dès 2026.
CAN 2025 : le gouvernement sénégalais monte au front contre les lourdes sanctions de la CAF
Les lourdes sanctions infligées par la CAF après la finale mouvementée de la CAN 2025 provoquent une vive réaction à Dakar. Le gouvernement sénégalais annonce son soutien au sélectionneur Pape Bouna Thiaw et à la Fédération sénégalaise de football, avec l’intention de faire appel des décisions.
États-Unis : l'ancien présentateur de CNN Don Lemon arrêté par des agents fédéraux
Les autorités fédérales américaines ont arrêté à Los Angeles Don Lemon. Cet ancien animateur de la chaîne CNN avait diffusé en direct, plus tôt en janvier, les images d’une manifestation d'opposants à l'ICE perturbant un service religieux dans une église de Saint Paul.
Royaume-Uni : la crise carcérale force les autorités à libérer près de 50 000 détenus en un an
Confronté à une surpopulation carcérale critique, le système pénitentiaire d’Angleterre et du Pays de Galles a libéré près de 50 000 personnes en un an. Cette politique controversée, lancée en 2024, abaisse le seuil de libération conditionnelle dans l’espoir de stabiliser la population carcérale d’ici 2030, malgré 264 violations recensées.
Le gouvernement du Burkina Faso décide de dissoudre les partis et les formations politiques
Le Conseil des ministres burkinabè a adopté un décret portant dissolution de tous les partis et formations politiques du pays, avec un projet de loi abrogeant les textes encadrant leur fonctionnement. Pour le gouvernement, la décision est une mesure de refondation de l’État visant à préserver l’unité nationale.
Mali : la Cour de justice de l’UEMOA reconnaît «l’illégalité» des sanctions de 2022
La Cour de justice de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) a donné raison, le 28 janvier, aux autorités maliennes. Saisie par Bamako, la juridiction communautaire a annulé les sanctions décidées le 9 janvier 2022 par la Conférence des chefs d’État et de gouvernement, estimant qu’elles étaient «dépourvues de base légale».
Algérie : trois trafiquants de drogue marocains abattus à la frontière
L'armée algérienne a abattu trois trafiquants de drogue marocains et arrêté un quatrième lors d'une embuscade à Béchar, près de la frontière marocaine, mercredi soir. Identifiés, ils transportaient 74 kg de cannabis. La saisie inclut un fusil, des jumelles et des téléphones.
Le Qatar et le Sénégal renforcent leur coopération diplomatique et économique
Le Qatar et le Sénégal ont réaffirmé leur volonté de renforcer leur coopération bilatérale. Les discussions ont porté sur les relations politiques, les investissements et la stabilité en Afrique. Doha poursuit son engagement au Sénégal à travers des projets économiques et de développement.
Le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien reçu par Vladimir Poutine au Kremlin, d'après Peskov
Le président russe Vladimir Poutine a reçu le 30 janvier le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien Ali Larijani, a rapporté le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov. Il est arrivé en Russie pour une visite non annoncée, sur fond de menaces de la Maison Blanche de déployer d'importantes forces vers la République islamique.
200 milliards de dollars évaporés du marché des cryptomonnaies après la chute du bitcoin
La capitalisation totale du marché mondial des cryptomonnaies, qui avait atteint un record d’environ 1 100 milliards de dollars début janvier, a perdu près de 200 milliards de dollars. Ce décrochage est principalement lié à l'effondrement du bitcoin, dont la valeur a chuté pour la deuxième journée consécutive.
70 ans de pseudo indépendance en Algérie, 70 ans d'escroquerie par le Clan d'oujda, et clan du FLN, qui ont assassiné tous les résistants de la guerre d'Algérie et pris leur place depuis 1962, et depuis 1965 aussi et le coup d'etat de Boumedienne ! bref, 70 ans de colonisation de l'afrique encore par le biais de l'armée algérienne qui prend ses ordres a Paris ! n'importe quoi !!!! Mais devant le peuple Algérien et les autres nations d'afrique, 70 ans de théâtre et de discours bourrés de mensonges sur le 1.5 millions de marturs qui n'ont jamais existé ! l'Algérie française comptait 9 millions d'habitants en 1958-1959 a la visite triomphale de De Gaulle sur place, 99% des Algériens se sont prononcé pour rester Français ! seul 1% des algériens luttaient depuis 1954 contre la France ! et c'est sous les appels des nationalistes marocains et egyptiens que cette guerre de libération a eu lieu ! Mohamed V aurait du se mêler se ses oignons et ne jamais revendiquer a la france la libération de ce pays, ou encore, accorder l'indépenddence a une poignée de bédoins en Mauritanie qui comptait a peine quelques milliers d'habitants sur un territoire immense découpé encore par la France ! bref... on connait la suite et les conséquences de tout ceci sur nos pays et sur l'insécurité qui règne dans tout le sahel a cause de tout ceci !
Mais le feuilleton s'approche de la fin... la France ne contrôle plus l'algérie comme elle le faisait pendant 70 ans, et elle aussi, elle veut tourner la page et remmettre les pendules a l'heure, ou remmettre aux ayants droits leurs pays ! que ce soit au Maroc, Mali, Niger, tunisie et libye ! et ce n'est que pour notre région !
l'intangibilité des frontières est un concept qui fut dicté par la france au lendemain des indépendances pour garder sa main sur ses anciennes colonies et leurs ressorces comme si elle ne s'etait jamais retiré de nos pays ! mais aujourd'hui, les nouvelles générations ont etudié l'histoire, la géographie de leur pays et réclament justice et acc`s a la dignité et la France le sait et elle sait que c'est la raison aussi pourquoi elle fut mise a l'ecart et chassée de toute l'Afrique !
Participer à la Discussion
Règles de la communauté :
💡 Astuce : Utilisez des emojis depuis votre téléphone ou le module emoji ci-dessous. Cliquez sur GIF pour ajouter un GIF animé. Collez un lien X/Twitter ou TikTok pour l'afficher automatiquement.