[Billet d'humour] Quand les Lions font grimper le thermomètre à Paris !
Il y a des signes qui ne trompent pas. Jamais ! Quand les débats footballistiques à Paris prennent soudain des airs de procès permanent, c’est rarement pour célébrer le beau jeu. Depuis le sacre sénégalais à la Can au Maroc, les studios s’échauffent, les voix montent, et l’on cherche frénétiquement ce qui aurait cloché. Pas sur le terrain, non. Ailleurs.
Dans un geste, un regard, une posture. Tout, sauf admettre que les Lions ont simplement dominé leur sujet.
La dernière alerte, tel un secret trahi, est venue d’un journal du matin. L’Équipe nous apprend que Jean-Luc Vannuchi, sélectionneur des U19 français, a fait un détour par le Maroc pour observer le Sénégal.
Espionnage, analyse, repérage, le vocabulaire est sérieux, presque militaire. Guy Stéphan parle de « données à collecter ». En clair, on filme, on mesure, on décortique. On scrute les courses, les transitions… même la manière de célébrer les buts.
On ne sait jamais, la confiance sénégalaise pourrait être contagieuse.
Il faut dire que le Sénégal est passé dans une autre catégorie. De belle surprise, il est devenu un paramètre gênant.
Champion d’Afrique, sûr de ses forces, méthodique, collectif. Forcément, ça bouscule ceux qui avaient l’habitude d’entrer sur le terrain avec l’assurance héritée du passé.
Alors les plateaux s’agitent. Les anciens internationaux ressortent les comparaisons poussiéreuses, brandissent les palmarès comme des actes notariés. On parle de chance, de circonstances favorables, d’arbitrage indulgent. Tout est disséqué, sauf le jeu. Ce n’est plus de l’analyse, c’est une tentative de réconfort collectif, une manière élégante de refuser l’évidence.
Car l’évidence est là. Le Sénégal a grandi. Il ne demande plus d’autorisation ni de validation extérieure. Il impose son tempo, maîtrise ses temps faibles et frappe juste quand il faut.
Cette assurance calme dérange plus qu’elle n’impressionne.
À l’approche de juin 2026, certains souvenirs remontent. 2002 n’était pas un accident folklorique. C’était un avertissement. À l’époque, on avait souri. Aujourd’hui, on s’inquiète.
Le football, pourtant, reste simple. Il n’obéit ni aux nostalgies ni aux hiérarchies figées. Il récompense ceux qui travaillent juste, ici et maintenant.
En juin prochain, les micros commenteront, les experts théoriseront. Mais comme souvent, c’est le terrain qui aura le dernier mot. Et lui n’a jamais eu d’accent.
Commentaires (4)
Et il en résulte cet article paranoiaque, accusateur et megalomane qui n'apprend rien à personne.
Buvez de l'eau.
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