Des pirates informatiques iraniens affirment avoir attaqué le Parlement albanais
"Toutes les conversations et la correspondance des députés corrompus de ces derniers mois sont entre les mains de Homeland Justice. Nous sommes bien plus proches de vous que vous ne le pensez. Avez-vous vraiment protégé ces meurtriers et ces assassins d'enfants ? Nous ferons en sorte que cette honte vous colle à la peau à jamais", a menacé le groupe de pirates informatique Homeland Justice dans un message en albanais sur sa chaine Telegram.
Ce groupe, réputé proche du régime iranien, a déjà attaqué à plusieurs reprises les infrastructure informatiques de l'Albanie, en réaction à l'accueil par ce petit pays des Balkans de plusieurs milliers de membres des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI ou MEK), une organisation considérée comme "terroriste" par Téhéran.
Selon de premières analyses, "l'infrastructure de travail principale n'a pas été affectée", a écrit dans un communiqué le parlement, expliquant que lundi soir, vers 21H00 (20H00 GMT) "un accès non autorisé à son infrastructure informatique a été détecté".
Il s'agirait, selon le même communiqué d'une "cyberattaque sophistiquée, visant à supprimer des données et compromettre plusieurs systèmes internes", qui n'a cependant pas affecté "les systèmes assurant le fonctionnement de l'institution".
"Une cyberattaque visant la messagerie électronique du Parlement albanais a été signalée aujourd'hui", a confirmé à l'AFP le directeur de l'autorité nationale de cybersécurité, Saimir Kapllani.
Un groupe de travail chargé d'analyser l'incident a été mis en place, a-t-il précisé, et "des équipes sont sur le terrain pour procéder à une analyse technique et prendre les mesures nécessaires".
En juin, Homeland Justice, avait déjà attaqué les services informatiques de la capitale albanaise, Tirana. A l'été 2022, ce sont les services informatiques du pays qui avaient été touchés, poussant l'Albanie à rompre ses liens avec Téhéran.
La politique albanaise est régulièrement entachée de scandales de corruption, qui touchent les membres des partis de tout le spectre politique. L'ancienne vice-première ministre et proche du Premier ministre socialiste Edi Rama, Belinda Balluku, est ainsi inculpée de faits de corruption depuis plusieurs semaines.
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