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3 bonnes raisons d’aimer… Youssou Ndour

Auteur: Marame Coumba Seck

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1- Un artiste à succèsQu’est-ce qu’il n’a pas chanté pour faire plaisir à des millions de mélomanes, qu’ils soient d’Afrique, d’Europe ou D’Amérique? Sa musique ouverte aux quatre vents du monde a longtemps bercé des âmes. Avec sa belle voix, le fils de la Médina (quartier populaire et périphérique du centre-ville dakarois) est parti à la conquête du monde. « You » fait ainsi partie des rares artistes africains à avoir réussi le cross-over de la musique africaine même si le mbalax a toujours été le moteur essentiel de sa musique.

Son charisme grandissant a fait de lui l’ambassadeur de la musique sénégalaise. A l'âge de 24 ans déjà, le propriétaire de Thiossane, club de production de son orchestre, est à la tête d'une véritable entreprise qui emploie des musiciens, des managers et des secrétaires. Avec sa double casquette de chanteur traditionnel et de chanteur moderne, Youssou N’Dour finit par s’imposer au plan national comme international. Vers la fin des années 1980, son premier disque pour le marché international signé chez Virgin, « The lion ».

Du mbalax accommodé de nappes de synthés, des sons longs aux rythmes peu marqués. De quoi galvaniser les esprits d’une jeunesse sénégalaise qui se lance de plus en dans des compétitions internationales.

Le « roi du Mbalax », d’autre part, s'aventure dans le monde traditionnel des griots africains dont il est un descendant et leur rend hommage. « Voices of the Heart of Africa » en duo avec Yandé Codou Sène en est un des exemples. Ce même disque aux chansons traditionnelles et ballades lui a valu, en 1996, le prix du « meilleur artiste africain » de la musique africaine. Deux fois disques d’or, sa musique n’est pas que divertissement, c’est également des paroles qui fédérèrent.

2- Une réussite africaine

Lors du lancement des journées départementales de la jeunesse de l’année 2016 dont il était le parrain, l’artiste avait lancé dans son discours une phrase qui a peut-être fait son bonhomme de chemin : « Dans la vie, ce qui importe c’est la réussite ».

Issu d’une famille modeste comme la plupart des Sénégalais, il commence adolescent à chanter dans les fêtes de famille en quittant l'école sans aller au lycée, montrant que le dieu de la réussite n’a pas de nationalité. Sa carrière débute alors qu'il a 19 ans avec le groupe Étoile de Dakar. Youssou N'Dour acquiert une notoriété au Sénégal et décide, en 1979, de fonder son propre orchestre le Super Étoile de Dakar.

Chanteur et musicien remarquable, homme d'affaires avisé, la star sénégalaise multiplie les activités et semble vouloir occuper tous les terrains de la création musicale. Et produit d'autres artistes comme Cheikh Lô. Son souci, favoriser le mouvement artistique africain, le structurer et lui donner une chance de réussir. 

En dehors de la musique, il a investi le monde des affaires, notamment celui des médias. L’auteur de l’Hymne de la coupe du monde de 1998 est devenu patron de presse depuis 2003. 

Ministre de la Culture et du Tourisme du Sénégal à partir du 4 avril 2012 puis ministre du Tourisme et des Loisirs au sein du gouvernement d’Abdoul Mbaye, il est rattaché au président Macky Sall, aujourd’hui son ministre-conseiller.

3- Un patriotisme à tous crins

La particularité de cet homme d’affaire sénégalais aux ambitions manifestes est qu’il fait partie des Africains qui ont accompli leur performance sur le sol de leurs ancêtres. Habiter Dakar n’a jamais été pour lui un obstacle à sa conquête du monde, mais plutôt un atout. Au Sénégal, c’est un des plus grands employeurs du pays.

A la tête d’une entreprise de presse depuis 2003, successivement le journal L'Observateur, le quotidien le plus lu du pays (tirage de 100 000 exemplaires), la Radio Futurs Médias (RFM) et, depuis septembre 2010, une chaîne de télévision intitulée « Télé Futurs Médias » (TFM), il emploie en effet des centaines de personnes.

Autour de son activité artistique, le roi du mbalax développe également diverses activités commerciales. Il possède un studio d'enregistrement à Dakar et une discothèque, le Thiossane, situé dans le quartier de Grand Dakar, où des jeunes talents organisent des soirées pour assurer leur survie financière. Ce patriotisme dépasse les frontières sénégalaises.

Il se décline ainsi sous forme d’engagement. En 1985, il organise un concert pour la libération de Nelson Mandela au Stade de l'Amitié (actuel Léopold S. Senghor) de Dakar.

Auteur: Marame Coumba Seck
Publié le: Jeudi 14 Juillet 2016

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