L'épidémie du choléra a refait son apparition. Selon les responsables du service des Maladies infectieuses de l'hôpital Fann, sur 10 cas, 2 ont été confirmés. Au niveau du Sutsas, les syndicalistes dénoncent une absence de stratégie de risposte nationale appropriée.Le choléra gagne du terrain. Mais, à la place d'une riposte nationale appropriée, Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l'action sociale (Sutsas) trouve que l'heure est encore aux grandes déclarations d'intention. Alors que, selon les syndicalistes de la santé, beaucoup d'occasions de grands rassemblements religieux et politiques pointent à l'horizon. La résolution générale issue de la réunion du Comité exécutif national, tenue le 20 novembre 2006 à l'Hôpital général de Grand Yoff (Hoggy), a tiré sur la sonnette face à ‘une progression de l'épidémie et aux défaillances des systèmes de riposte mis en place’. ‘Nous pensons que le choléra est une maladie qui demande des interventions multisectorielles.
Depuis 2004, l'épidémie est devenue endémique au Sénégal, d'où l'intérêt de cerner tous les autres déterminants de la maladie’, a martelé Alioune Aw, chargé de la communication au niveau du Sutsas. Selon lui, il ne s'agit pas de faire du tape à l'œil, mais plutôt de privilégier une stratégie en santé publique et communautaire.
L'épidémie de choléra est apparue, à nouveau, à Touba et à Mbacké. Elle avait été annoncée le 06 novembre dernier par le médecin-chef de la région médicale de Mbacké, le docteur Maserigne Ndiaye. En faisant l'annonce publique de l'existence de la ‘maladie des mains sales’ à Mbacké, le Dr Ndiaye avait plongé dans le désarroi les chefs de service qui participaient à la réunion du Comité départemental de développement (Cdd) de Mbacké consacrée à la préparation de l'édition 2007 du Magal de Touba.
Le choléra avait, en 2005, fait des dizaines de morts pour un millier de cas dans toute la région au point que le khalife général des mourides était monté au créneau pour appeler les pèlerins du Magal de cette année à se conformer aux règles d'hygiène édictées par les autorités sanitaires. A l'époque, plusieurs chefs religieux, dont Serigne Modou Kara, avaient proféré des menaces à l'encontre de ceux qui doutent de la bonne qualité de l'eau dans cette ville sainte. D'ailleurs, le médecin-chef de région a clairement laissé entendre que les structures de santé sont en état d'alerte comme en période d'épidémie et que les populations auront une grande responsabilité dans la propagation de la maladie en se laissant divertir par certaines considérations. Dans sa résolution générale, le Sutsas a, par ailleurs, procédé à une remise en cause du Programme élargi de vaccination (Pev). Selon le document, le réflexe vaccinal est loin d'être acquis, la gratuité étant encore de mise. D'où la nécessité de revisiter le Pev.
Les camarades de Alioune Aw se sont, en outre, prononcés sur les urgences médicales, estimant que c'est le ventre mou de la réforme hospitalière. Le comité exécutif du Sutsas considère qu'il est grand temps d'y consacrer un programme spécial.
Le comité exécutif national du Sutsas s'est également prononcé sur le plan sésame. Au même titre que les autres projets gratuits tels que les césariennes et le Programme national de lutte contre la tuberculose, les camarades de Alioune Aw, considérant ces projets tout onéreux, estiment qu'ils nécessitent aujourd'hui des approches plus élaborées pour leur pérennisation.
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