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GESTION DECENTRALISEE DU SYSTEME ÉDUCATIF - Aide et Action au chevet des écoles de la frontière Sud

Auteur: MOUSSA DRAME

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La gestion décentralisée du système éducatif est au cœur des préoccupations des autorités du département de Sédhiou. Jeudi dernier, plusieurs acteurs de l’école se sont retrouvé à Samine au Sud de Sédhiou, sous la conduite de l’Ong Aide et Action dans l’optique d’étudier la redynamisation des activités scolaires dans cette zone où plusieurs écoles étaient restées fermées du fait du conflit armé en Casamance.

L’inspection départementale de l’éducation de Sédhiou en partenariat avec l’Ong Aide et Action ont redonné le sourire à la communauté éducative de Samine Escale, une collectivité locale qui se remet difficilement des effets du conflit casamançais à l’origine de beaucoup de déperditions scolaires. En effet jusqu’en 2002, les enfants des villages de Kaniko, Sathioum, Tanaff et Sanou Sénégal n’espèraient pas encore reprendre le chemin de l’école. Mais à la faveur de la dynamique de paix enclenchée depuis le 31 décembre 2004 à Ziguinchor l’espoir renaît petit à petit et l’Ong Aide et Action s’est donné comme mission fondamentale de promouvoir la qualité des enseignements dans l’arrondissement de Diattacounda au cœur du Balantacounda, à l’extrême sud de Sédhiou.

Jeudi dernier, elle a procédé officiellement au lancement de ses activités au profit des localités établies sur toute la bande de la frontière avec la Guinée-Bissau voisine.Il s’agit dans un premier temps de renforcer les capacités des acteurs de l’éducation, des élus locaux pour une meilleure gestion du système éducatif, tel que recommandé par la loin 96-07 du 22 mars 1996 portant sur le transfert des compétences aux collectivités locales.

Revenant sur la nature de leurs offres, Abdoulaye Diamanka le coordonnateur départemental de Aide et Action à Sédhiou précise que leur structure ne « débarque pas avec un programme préfabriqué mais fonctionne sur la base de l’expression des besoins des bénéficiaires. Et d’ajouter : « Nous nous investissons dans l’amélioration de la qualité des enseignements par la mobilisation sociale autour de l’éducation de la prise en charge de la scolarisation des exclus du système à travers l’appui aux écoles associatives, aux écoles communautaires de base et le soutien aux couches vulnérables ou en situation difficile ».

Répondant aux questions des enseignants ayant trait aux constructions scolaires, M. Diamanka explique que l’Ong Aide et Action oriente beaucoup plus son appui vers le renforcement des capacités de pilotage des apprentissages scolaires, à la formation continue des enseignants plutôt qu’à la construction des classes. Car, dira-t-il, « il vaut mieux avoir un bon enseignant qu’un enseignant pas outillé dans une très bonne classe ».

Pour sa part, El Hadj Cissé, l’inspecteur département de Sédhiou est largement revenu sur les objectifs du plan décennal de l’Education et de la formation (Pdef) à savoir l’accès, la qualité et la gestion Ce qui, à ses yeux, commence déjà à porter ses fruits avec des enseignements ouverts à tous (alphabétisation, rénovation des daaras, etc…).

« Les enseignants ont un rôle fondamental à jouer dans cette œuvre éducative car le menuisier qui travaille sur le bois peut se tromper sur l’éducation d’un enfant, il le sacrifie pour toute sa vie. C’est pourquoi aussi, chacun doit s’employer à cultiver l’espoir de paix et de conviction à l’école car c’est une ouvre collective, et ceci passe par une gestion transparente des affaires de l’école.Ce sont là des attitudes qui peuvent encourager des Ong comme Aide et Action, qui ne ménagent aucun effort pour promouvoir l’Education des enfants ».D’autres acteurs et non des moindres comme Amadou Diémé, Directeur d’école à Samine Escale, le Père Bruno, Curé de Témento, ont beaucoup magnifié la présence de Aide et Action surtout dans sa dimension psychosociale et cognitive, cette vision est largement partagée par Lamine Diouf, Préfet de Diattacounda qui n’a pas manqué de rappeler la volonté de l’Etat de soutenir l’éducation, avec 40 % du budget alloué au secteur, mais, ajoutera t-il, il faut que chacun y mette du sien pour la réussite de nos enfants. Le`Président du conseil rural de Samine embouchera la même trompette.Selon lui, « il faut un engagement collectif des acteurs de l’éducation pour que nos efforts ne soient pas vains aux cotés de Aide et Ation. A dit Mamadou Diatta.

Auteur: MOUSSA DRAME
Publié le: Mercredi 22 Mars 2006

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