Les bandes armées continuent de dicter leurs lois sur les paisibles citoyens qui empruntent la Transgambienne. Elles se sont attaquées à deux camions de la société «Cafal» qui transportaient du bois. «Leur forfait accompli, les ravisseurs ont sommé les deux chauffeurs des camions et leurs apprentis de les suivre», informe notre source. Cette dernière de poursuivre : «Ils étaient quatre (4) personnes à bord des deux véhicules et ils sont, depuis ce dimanche, portées disparues.»
Les faits se sont déroulés dans le village de Mantoro, dans la communauté rurale de Oulampane. Une communauté rurale devenue tristement célèbre à cause des multiples braquages dans la zone depuis le début du conflit casamançais. Sidérées, les populations de ladite localité sont venues, depuis hier, à Ziguinchor rencontrer les autorités militaires pour exprimer leur colère et leur indignation. Parce que, disent-elles, «ce bois est souvent exploité par des hommes qui, à bord de leurs camions, les transportent après en Gambie». Du côté des forces de l’ordre, «des recherches sont en train d’être menées pour retrouver ces personnes qui étaient à bord de ces camions réduits presque en cendre». Plongées dans la consternation, les populations ont encore demandé à l’Etat de renforcer la sécurité sur les nationales 4 et 5, afin qu’elles puissent voyager tranquillement sur ces axes devenus, depuis un certain temps, psychose pour ceux qui les empruntent.
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