«… Ya Abdoullahi ! Tu vas bientôt devenir Président du Sénégal, m’offriras-tu une parcelle de terre sur laquelle je construirai une humble case pour vivre et mourir en terre d’Islam ?»« Ya Ahmed, lui répond son compagnon, tu as plus de chance de redevenir président en Algérie que moi Président du Sénégal. »« C’est moi qui viendrai te demander ce que tu me demande », réplique le futur Président du Sénégal.« Le premier qui deviendra président dans son pays accueillera son frère », ajoute Ahmed Ben Bella. « D’accord ! » conclu A. Wade.Cette anecdote m’a été rapportée, en septembre 1989, de vive voix, par un avocat sénégalais inscrit au barreau de Paris, par l’un des frères ou demi-frères d’Abdoulaye Wade, qui a directement participé au dialogue entre les deux hommes politiques à l’époque opposants et exilés.Ben Bella a regagné son pays pour y écouler d’heureux ses vieux jours et pour y mourir paisiblement, parmi les siens, en terre d’Islam. Son peuple qu’on aurait amnésique et ingrat lui a rendu l’hommage qu’il mérite. Qui l’eut cru ? Quant à aux nombreux différends qui l’ont opposé à certains de ses compagnons de lutte pour la libération de l’Algérie durant les années : de fer, feu, de larmes et de sang, disparus ou encore vivants, il appartient désormais aux historiens de s’en saisir, de faire toute la lumière, de dire la vérité aux algériens et au-delà des algériens, de manière équitable et la plus neutre possible.
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