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Inauguration du Campus Baobab : L'ISM déploie sa stratégie de décentralisation universitaire

Auteur: LAÏKA Nzanguila

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Inauguration du Campus Baobab : L'ISM déploie sa stratégie de décentralisation universitaire

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L’Institut supérieur de management (ISM) a inauguré à Dakar le Campus Baobab ce mercredi 20 mai, offrant 3 000 places pour 10 000 usagers par jour. L’objectif : regrouper ses écoles et décentraliser l’offre de formation au Sénégal et en Afrique de l’Ouest. Le privé, qui pèse désormais 31 % des étudiants sénégalais, mise sur la proximité et l’employabilité pour attirer une génération en quête de débouchés concrets.

Derrière les chiffres, une stratégie de décentralisation. L’ISM cherche à répondre à la saturation de ses anciens campus et à la demande croissante d’étudiants sénégalais et africains.

« Nous avons voulu améliorer significativement nos infrastructures », explique Abdou Diouf, directeur général du groupe. Le projet, lancé en 2017 avec Galileo Global Education, se présente comme un hub académique et professionnel.

Le contexte joue en faveur du privé. Selon le ministre de l’Enseignement supérieur, le Pr Daouda Ngom, 31 % des étudiants sénégalais suivent aujourd’hui leur cursus hors du public. Pour lui, le secteur est devenu « un pilier du système éducatif national ».

Décentralisation et employabilité au cœur du projet

La question de l’employabilité s’impose désormais comme un critère central. Le ministre de l’Enseignement supérieur, le Pr Daouda Ngom, a insisté sur la « nécessité d’adapter les filières aux besoins du marché du travail ». L’ISM affirme aller dans ce sens en renforçant ses formations professionnalisantes.

L’autre axe est régional. Près de 45 % des étudiants de l’ISM viennent d’autres pays francophones d’Afrique. Pour lever le frein du coût de la vie à Dakar, le groupe développe son réseau dans les régions et à l’international. Un campus a ouvert à Abidjan en avril 2025.

« De nombreux étudiants africains renoncent à venir étudier à Dakar à cause du coût de la vie », rappelle Abdou Diouf. Le Campus Baobab doit donc servir de base arrière à une expansion continentale.

Auteur: LAÏKA Nzanguila
Publié le: Jeudi 21 Mai 2026

Commentaires (6)

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    Saliou il y a 13 heures
    formations scientifiques, mais gestion, marketing, droit international c'est juste des études pour aller à l'école mais qui ne servent à rien.
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    nenegalle il y a 12 heures
    mame saliou tu n'aurai jamais fait ce genre de commentaire si t'avais fait des études utiles par ex fréquenter une école de gestion entre autres ...
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    Tapha il y a 11 heures
    ISM est un établissement d'enseignement supérieur qu'il faut encourager car ils sont au moins sérieux sur la qualité de la formation.
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    Alboury Ndiaye il y a 11 heures
    Ma Sha Alla, excellent investissement. Le Sénégal est devenu un Hub de l'Éducation en Afrique et capte énormément d'étudiants étrangers qui auparavant allaient en Europe ou au Maroc. Mais vu la qualité des offres (ISM,IAM,etc.) l'éducation est devenue un mécanisme d'intégration Africaine et au rapprochement des peuples; Le seul bémol serait qu'il faudrait faire une discrimination positive avec les études scientifiques et techniques et la production d'ingénieurs dans plusieures filiéres à forte valeur ajoutée (oil & gaz, pétrochimie, industrie, robotique, IA, electronique, automobile, santé, etc...)
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    Lazarus il y a 11 heures
    Des écoles de commerce, il y en a trop. Les privés devraient faire comme DAUST, former des ingénieurs dont les projets ont un impact sur la société. Galileo se fait des sous par ce que nos Etats dirigés par des politiciens médiocres n'ont envie d'investir dans l'éducation scientifique dont le projet repose sur du sérieux. Un pays où 85% des bacheliers sont littéraires ne pourra jamais se développer. La preuve, dans les plateformes pétrolières et gazières les compétences techniques et scientifiques sont détenues par plus de 50% d'expatriés et c'est pareil dans d'autres domaines..
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    Tapha il y a 3 heures
    DAUST cette université est entrain de révolutionner la formation des ingénieurs au pays avec une formation basée sur la pratique et réalisation de projets impactants
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    Mamadou lamine Diop il y a 10 heures
    L’ingénierie utile, la vraie, celle qui sert à quelque chose, agonise dans un coin pendant qu’on distribue des diplômes d’ingénieur comme des cartes de fidélité. On fabrique des spécialistes de l’inutile, des experts en vide intersidéral, des professionnels de la valeur ajoutée… imaginaire. Des métiers qui ne réparent rien, ne construisent rien, ne produisent rien, mais qui savent admirablement remplir des tableaux Excel et organiser des réunions qui n’accouchent que d’un soupir collectif. Pendant ce temps, la société manque cruellement de maçons, de plombiers, d’électriciens, de mécaniciens, de tourneurs, de cultivateurs, de réparateurs, bref, de ceux qui font tourner le monde réel pendant que les autres font tourner des concepts. On a remplacé les mains qui savent par des titres qui brillent. Résultat : tout s’effondre, mais avec un joli logo. Et lorsqu’on parle d’entrepreneuriat, on nous sert des incubateurs à start-up qui produisent plus de slogans que de solutions. Alors qu’il faudrait des usines, oui, des vraies, avec du bruit, de la sueur et des machines, capables de fabriquer des drones, des tracteurs, des motopompes, des lampes LED… Pas des “innovations disruptives” qui se résument à réinventer l’abonnement mensuel pour des choses qui fonctionnaient très bien sans. On rêve d’un pays qui construit, mais on forme un pays qui commente.
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    Anonyme il y a 8 heures
    Moi le pense qu'il faut organiser des assises sur les filières les plus utiles pour les entreprises et la jeunesse subventionner fortement les écoles de formation qui acceptent de les développer.

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