COP 30 à Belém : Le Sénégal dresse le bilan et trace la voie d'une action climatique concrète
Le Ministre de l'Environnement et de la Transition Écologique, Dr El Hadj Abdourahmane DIOUF, a présidé hier, lundi 13 janvier 2026, un atelier national de restitution de la 30ème Conférence des Parties (COP 30) sur les changements climatiques. Cet événement, tenu à l'Auditorium du ministère, avait pour objectif de partager les résultats de la conférence mondiale de Belém (Brésil) et d'engager une réflexion collective sur leur mise en œuvre au Sénégal.

En présence des Conseillers en Environnement du Président de la République et du Premier ministre et devant un parterre d'acteurs nationaux comprenant des parlementaires, des représentants des collectivités territoriales, des ministères, des partenaires techniques et financiers, de la société civile et du secteur privé, le ministre a dressé un bilan nuancé mais porteur d'espoir de cette COP historique.

Une COP de "vérité" et de solidarité face à l'urgence
Dans son allocution, le ministre E.A.Diouf a rappelé le contexte d'urgence climatique qui pèse particulièrement sur les pays en développement comme le Sénégal, exposés à la sécheresse, aux inondations, à l'avancée de la mer et aux migrations climatiques. Il a salué l'esprit du « mutirão », concept brésilien de travail communautaire mis en avant par la présidence brésilienne, soulignant la nécessité d'une réponse collective et solidaire face à la crise.

Des avancées significatives sur le financement et la coopération
Le ministre a identifié le financement climatique comme le cœur des négociations, les pays vulnérables plaidant pour des fonds prévisibles et accessibles, notamment pour l'adaptation et la prise en charge des pertes et préjudices. La « feuille de route de Belém » constitue, selon lui, une base importante pour intensifier l'action collective.


Parmi les succès marquants pour le Sénégal, le ministre a mis en exergue la signature, en marge de la COP, d'un accord bilatéral de coopération climatique avec la Norvège. Cet accord, centré sur la mise en œuvre de l'article 6.2 de l'Accord de Paris (mécanismes de marché carbone), vise à soutenir la transition énergétique durable du Sénégal et à financer des projets concrets d'atténuation et d'adaptation. Cette coopération s'inscrit directement dans la dynamique de la Vision Sénégal 2050.

Le Sénégal, acteur actif et reconnu
Dr El Hadj Abdourahmane Diouf s'est félicité de la participation « active et remarquée » de la délégation sénégalaise, pluraliste et représentative de l'ensemble des forces vives du pays. Le Pavillon du Sénégal a servi de plateforme d'échanges de haut niveau sur des thématiques stratégiques comme la finance climatique, les trajectoires bas carbone et l'agriculture résiliente, reflétant l'expertise nationale.

Le défi de la mise en œuvre nationale
Au-delà des engagements internationaux, le ministre a lancé un appel à l'action concrète. « L'enjeu qui se pose à nous est clair : traduire ces engagements en actions concrètes, adaptées à nos réalités », a-t-il déclaré. Cela nécessite, selon lui, une coordination nationale renforcée et la mobilisation de tous les acteurs.

En perspective de la COP31 (Turquie/Australie), le Sénégal entend maintenir le cap et renforcer sa contribution pour limiter le réchauffement à 1,5°C.

En clôturant son discours, le ministre a chaleureusement remercié et félicité les négociateurs sénégalais pour leur professionnalisme au service des intérêts nationaux et africains, avant de déclarer ouverts les travaux de l'atelier, appelant à des échanges « fructueux et constructifs » pour l'avenir climatique du Sénégal.
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Le Sénégal avance
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