25e journée d'audience du procès de l'Imam Alioune Ndao et de ses 29 co-accusés, jugés pour terrorisme. Ce mardi, la parole est à Me Seyni Dione, avocat de l'accusé Cheikh Ibrahima Ba alias Abu Khaled. Ce dernier, âgé de 24 ans, encourt la prison à perpétuité.
Cheikh Ibrahima Ba alias Abou Khaled fait partie des sénégalais expulsés du Niger. Arrêté pour pour détention de faux billets de banque, il a été rapatrié le 2 mai 2016, à Dakar.
Me Seyni Ndione, a dénoncé cette procédure dirigée contre son client qui est selon lui, d'une nullité absolue. "Quand on doit condamner une personne à une peine aussi lourde qu'est la perpétuité, on doit respecter ses droits. Les droits de mon client ont été violés car ayant été entendus sans la présence de ses avocats. Il n'a jamais fait d'acte d'allégeance à un combattant djihadiste. Pas une seule fois, il a eu à participer aux entrainements. Pas une seule fois, il a eu à conduire un char de combat. Il n'y a aucun acte matériel qu'on peut lui imputer de nature à engendrer des violences ou des morts. Il y a aucun accusé qui a eu à avouer que mon client a appris le maniement des armes", a déclaré le conseil d'Abu Khaled.
"Ce dossier pose des questions hypersensibles et parfois compliqués. Ce n'est pas parce qu'on a été au Nigéria, qu'on a forcément combattu aux côtés de Boko Haram. Le pays qui est supposé être victime (Nigéria) ne les poursuit pas. Et nous le Sénégal le faisons à leur place. Si les faits pour lesquels ils sont poursuivis étaient avérés, c'est le Nigéria qui les poursuivrait. Le terrorisme n'est pas islamique. Il est idéologique. Ces messieurs-là ne cherchent pas une revanche contre les confréries", a renchérit l'avocat.
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