Calendar icon
Tuesday 03 February, 2026
Weather icon
á Dakar
Close icon
Se connecter

Révélations sur l'incarcération de Bibo Bourgi

Auteur: SenewebNews

image

Jusqu'ici, on croyait que c'est Cheikh Tidiane Mara, le Procureur spécial de la Cour de répression de l'enrichissement illicite (Crei), qui a paraphé le document qui a reconduit Bibo Bourgi et Alioune Samba Diassé en prison. En vérité, même si le parquet est «indivisible», c’est le substitut, Ibrahima Ndoye, qui a signé la «réquisition d’arrestation d’un condamné», en date du 6 avril 2016, en se basant sur l’arrêt 09 du 8 mars 2015 de la Chambre criminelle de la Cour suprême rejetant le pourvoi de Ibrahima Aboukhalil. Il a ainsi demandé aux gendarmes «d’arrêter et de conduire à la maison d’arrêt de Rebeuss le nommé Ibrahima Aboukhalil, né le 13/04/1966 à Beyrouth au Liban, domicilié à l’appartement 7B Résidence Eden Rock, 24-26 avenue Roosevelt, Dakar.» La même mesure a frappé Alioune Samba Diassé.

Ibrahima Ndoye, rappelle Seneweb, est l'ancien Procureur de la République de Thiès, qui avait signé l'arrestation de Cheikh Béthio Thioune dans l'affaire du double meurtre de Médinatoul Salam. C'est également lui qui, dans le cadre des chantiers de Thiès, avait pris le contrepied de sa hiérarchie lorsqu'il s'est agi de requérir une peine contre Bara Tall. Il avait estimé que sa conviction était que le patron de Jean Lefebvre n'a commis aucune infraction dans le cadre des chantiers de Thiès. Il était, à l'époque, le Premier substitut du Procureur de la République de Dakar.

L'arrestation de Bibo Bourgi et son transfèrement au pavillon spécial de l’hôpital Aristide Le Dantec, une propriété de l'administration pénitentiaire, où il partage la même chambre qu'Alioune Badiane, patron de la société Namora, écroué pour escroquerie escroquerie foncière, ne semble pas fortuite. La coïncidence est telle qu'elle intervient à un moment où plusieurs procédures doivent être vidées.

Le 5 avril dernier, la veille de l’arrestation de Bibo Bourgi, les avocats de l'homme d'affaires ainsi que ceux de l'Etat ont, en effet, fait face à la Commission des Nations unies pour le droit commercial international (Cnudci) dans le cadre d'une procédure d’arbitrage introduite par les conseils de Bibo. Lors de cette audience, les avocats de Bibo Bourgi ont demandé à ce que leur client soit autorisé à se rendre en France pour se faire soigner. La commission n'a pas encore statué que Bibo Bourgi est envoyé à «l’hôpital-prison» de l'administration pénitentiaire.

Aussi, demain, mercredi 13 avril 2016, le tribunal de grande instance de Paris devra statuer sur la demande de saisie de deux appartements appartenant à Karim Wade et à Bibo Bourgi à Paris. Une requête introduite par l'Etat du Sénégal.

S'il ne fait pas attention, Ibrahim Aboukhalil dit Bibo Bourgi ne pourra pas, non plus, retourner dans son appartement d'Eden Rock à sa sortie de prison.L'Etat du Sénégal avait saisi le juge des référés du tribunal de Grande instance de Dakar pour saisir cet appartement en exécution de la décision de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) condamnant l’homme d’affaires à cinq ans d’emprisonnement ferme et à une amende de 138 milliards F CFA. Une peine confirmée par la Cour suprême. Le tribunal des référés devait rendre sa décision ce lundi 11 avril, mais a prorogé son délibéré jusqu'au 28 avril prochain.

Auteur: SenewebNews
Publié le: Mardi 12 Avril 2016

Commentaires (0)

Participer à la Discussion

Règles de la communauté :

  • Soyez courtois. Pas de messages agressifs ou insultants.
  • Pas de messages inutiles, répétitifs ou hors-sujet.
  • Pas d'attaques personnelles. Critiquez les idées, pas les personnes.
  • Contenu diffamatoire, vulgaire, violent ou sexuel interdit.
  • Pas de publicité ni de messages entièrement en MAJUSCULES.

💡 Astuce : Utilisez des emojis depuis votre téléphone ou le module emoji ci-dessous. Cliquez sur GIF pour ajouter un GIF animé. Collez un lien X/Twitter ou TikTok pour l'afficher automatiquement.