L’aventure « Barsa ou barsax » reprend du poil de la bête au Sénégal avec un changement de lieux d’embarcations. Les points de départs sont désormais l’Afrique du nord avec la Libye, l’Algérie et le Maroc. Et les conséquences sont terribles. Les chiffres donnent froid dans le dos.
Parlant au nom de Migration Développement Afrique cordonnée en Afrique par Caritas Sénégal, Mamadou Mignane Diouf qui a répondu aux questions du quotidien L’Enquête affirme que 15000 migrants seraient morts sur les côtes.
Selon le chargé de programme des questions migratoires, tous les jours, un Sénégalais meurt en mer. « Je ne peux pas avancer de chiffres, mais je sais que tous les matins, tous les jours, quand nous discutons sur nos réseaux, tous les deux jours pratiquement, nous sommes arrivés à constater que dans les mouvements qui sont enregistrés il y a au moins un ou deux sénégalais qui y laissent la vie ».
D’après Monsieur Diouf, il pourrait avoir beaucoup plus de victimes sénégalaises que ce qui est annoncé sur les sites. « Dans le chalutier qui a péri, environ 35, 40 voire 50 sénégalais auraient embarqué. Les passeurs leur prennent leurs cartes d’identité. Ils préfèrent jeter ces pièces pour qu’on ne les retourne par chez eux s’il arrivait que les forces du frontex les localisent », explique-t-il. Et de poursuivre : « C’est pour cela qu’il est difficile de donner des chiffres exacts, mais en tout cas en 2014 nous avions calculé 15 000 personnes qui étaient décédées dans les côtes. Parmi celles-ci, le nombre de Sénégalais et Maliens pourrait tourner autour de 1000 à 2000 personnes ».
Auteur: SenewebNews
Publié le: Lundi 27 Avril 2015
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