Prises lors du Conseil présidentiel sur l’investissement, tenu en décembre dernier, les 19 mesures visant à améliorer l’environnement des affaires ont connu un taux de réalisation de 70 %, a indiqué le secrétaire du gouvernement, Seydou Guèye, à l’issue du Conseil interministériel d’hier, présidé par le Premier ministre. Au sortir du Conseil présidentiel sur l’investissement du 14 décembre 2012, le président de la République Macky Sall avait décliné 19 mesures pour améliorer l’environnement des affaires du Sénégal.
A quelques jours de la date butoir du 30 mai, les résultats enregistrés sont satisfaisants car le taux de réalisation a atteint 70 %, selon le secrétaire général du gouvernement, Seydou Guèye. « Nous avons fait une sorte d’évaluation, à mi-parcours, de ces 19 mesures. La bonne nouvelle, c’est que nous avons un taux de réalisation d’environ 70 %. Des dispositions pratiques ont été prises pour améliorer notre performance », a-t-il laissé entendre à l’issue du Conseil interministériel tenu hier et qui a enregistré la présence de tous les ministres engagés dans ce processus. Le gouvernement, pour mener cette orientation très forte constituant une pierre angulaire dans le développement du Sénégal, avait mis en place un cadre institutionnel constitué du Conseil présidentiel, des Comités de suivi et du Conseil interministériel.
L’enjeu de ce cadre institutionnel est d’améliorer le rang du Sénégal dans le classement Doing Business. Cela passe d’abord par le renforcement et l’accélération de la procédure de déclaration informatisée en ce qui concerne le permis de construire. Sur ce point, le Sénégal est déjà très en avance, selon M. Guèye, grâce au partenariat avec la société Acf qui aide le gouvernement à mettre en place ce système et à l’élargir aux quatre grandes villes de la région de Dakar. Dans le domaine de l’énergie, un axe stratégique qui correspond au renforcement de la compétitivité des facteurs de production, le secrétaire général du gouvernement a indiqué que la procédure fusionnelle a été mise en branle. C’est-à-dire que, d’ici à la fin du mois de mai, toutes les entreprises devraient pouvoir disposer d’un formulaire unique qui leur permettrait de faire toutes les procédures de déclaration pour leur connexion au réseau électrique, au système d’évacuation des eaux, à l’eau et au téléphone en une seule demande.
« Ce serait un gain de temps énorme car la compétitivité se joue aussi sur les coûts et la qualité des produits », s’est-il félicité. Cependant, il a soutenu que ce que ce qui est le plus en cause dans le mauvais classement du Sénégal dans le Doing Business, c’est plutôt un problème de branchement qu’un problème d’électricité. « Des dispositions pratiques ont été prises et des correspondances vont être adressées au ministère de l’Energie et à la Senelec pour qu’ils améliorent cette performance ». Sur la problématique de l’octroi des terres aux investisseurs, Seydou Guèye a rappelé que le président de la République a mis en place une commission sur la réforme foncière. Ainsi, le cadre législatif qui en sortira devrait permettre de répondre aux demandes des investisseurs.
Doublement des investissements directs étrangers : Plus de 467 milliards de FCfa injectés au Sénégal en 2012 Chiffres à l’appui, le directeur général de l’Agence chargé de la promotion de l’investissement et des grands travaux (Apix), Diène Farba Sarr, a indiqué que, contrairement à certaines déclarations, la traque des biens mal acquis n’a nullement fait fuir les investisseurs. « En 2011, il y avait 166,2 milliards de FCfa d’investissements agréés par l’Apix. En 2012, nous avons 467,8 milliards de FCfa d’investissements. Ce qui veut dire que nous avons doublé les investissements directs étrangers. Mieux, pour le premier trimestre de 2013, nous sommes à 220,5 milliards de FCfa. La traque des biens mal acquis n’a aucune incidence négative sur les investissements », a-t-il listé avant d’accuser les auteurs de ces déclarations de faire dans l’amalgame. Pour lui, c’est plutôt le contraire qui est en train de se produire puisque, a-t-il assuré, tous les investisseurs qu’il a rencontrés ont déclaré que les actes qui ont été posés par le président Macky Sall les rassurent. « En matière d’investissement, c’est la confiance. Notre crédo, c’est la confiance, la compétitivité et la croissance.
La confiance, c’est un foncier disponible, une gestion forte. La compétitivité, ce sont les facteurs de production, s’ils existent, les investisseurs accourent. La croissance dépasse l’aspect statistique de l’économie pour entrer dans son aspect dynamique, c’est-à-dire une balance commerciale excédentaire, une balance de base incitative et une balance des transferts bien gérée », a-t-il dit. Diène Farba Sarr a soutenu que l’Apix est devenue une référence internationale. Elhadji Ibrahima THIAM
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