Après quelques jours d’accalmie, les délestages ont repris de plus belle dans quelques quartiers de Dakar et dans certaines régions. Et pourtant, la Sénélec dispose d’assez de stock de combustible pour sa production. C’est du moins ce qu’a affirmé le directeur général de la Sénélec, Seydina Kane, qui explique ces perturbations par des phénomènes dus aux pluies, et à certains incidents sur le réseau de distribution.
Les coupures d’électricité constatées ces derniers jours, sont causées par un problème de distribution. En effet, selon le directeur général de la Sénélec, Seydina Kane, beaucoup d’incidents sont survenus sur le réseau simultanément sur les câbles de distribution qui quittent le poste de Hann pour Guédiawaye, en passant par les cités Soprim, Impôts et Domaines et les Parcelles Assainies. En plus, des défauts ont été aussi constatés sur les câbles qui quittent ce même poste de Hann pour l’aéroport. « En partant de Hann, nous avons d’autres soustractions qui sont des soustractions qui nous permettent de pénétrer les habitations en 30 mille volts et 6600 volts », dira Seydina Kane, qui expliquait l’origine des délestages constatés ces derniers jours en marge de la mise en place du comité de pilotage des opérations de couverture contre les risques sur les importations d’hydrocarbures. Pour ce dernier, ces perturbations ne sont pas des délestages, mais des coupures d’électricité dues à des phénomènes externes, comme la pluie et la casse de certains câbles sous-terrain. « Il faut différencier deux choses, il y a le délestage qui est dans notre jargon technique une demande qui est supérieure à l’offre de production. Ceci n’est pas le cas, on est en équilibre aujourd’hui. Maintenant, la panne qui peut survenir du fait d’un phénomène externe au réseau ou d’un phénomène interne. Dans ce cas, on dit qu’il y a coupure, et aujourd’hui, nous faisons tout pour juguler ces perturbations », note M. Kane. Ce dernier déclare qu’avec le plan Takkal, la Sénélec a pu assurer la sécurité de l’approvisionnement. En effet, malgré l’arrêt de certaines centrales comme la turbine à gaz 04 à Bel Air, en révision, et les groupes 405 et 404 au niveau de la centrale thermique de Cap des Biches, il n’y a pas de problèmes de production, car, des stocks de combustible sont disponibles.
« Pas de problème particulier au niveau de la production… »
« Actuellement, nous n’avons pas de problème particulier au niveau de la production, et il y a aussi dans le dispositif de la production, des partenaires privés comme Manantali qui devrait nous donner 60 méga watt, GTI 50 méga watt avec la turbine à gaz au Cap des Biches. Aujourd’hui, cette centrale ne nous donne que 30 ou 33 mégawatts, parce qu’une partie de la machine n’est pas fonctionnelle ; c’est la partie turbine à vapeur, donc, il y a 15 mégawatts qui nous manquent là-bas, et Kounoune Power avec 60 mégawatts ». Aussi, selon Seydina Kane, les perturbations se situent au niveau de la distribution. « Ce que nous vivons aujourd’hui, c’est des problèmes de distribution, qui sont plus liés à des problèmes de canalisations souterraines, et dans les régions aussi, nous avons eu quelques ruptures de câbles ». Dans le même sillage, le directeur de la Sénélec estime que la longueur de la durée des coupures d’électricité s’explique par le fait que l’intervention sur ces câbles sous-terrain prend du temps avec notamment l’identification du tronçon défectueux. Karim Wade : « Nous avons suffisamment de combustible »
Le ministre de l’Energie, Karim Wade, a estimé quand à lui qu’il ne peut pas garantir un ramadan sans délestages. Toutefois, il explique que toutes les dispositions sont prises pour réduire les coupures durant cette période de carême et de forte chaleur. E outre, il a affirmé que la Sénélec ne peut pas avoir de déficit de production actuellement ; car, le stock en combustible est suffisant. En plus, la vétusté du réseau, qui date de 1936, fait que la distribution pose problème. « C’est un réseau qui a été fait pour électrifier 90 mille personnes, et aujourd’hui la Sénélec doit distribuer l’électricité à près de 900 mille personnes, soit dix fois plus de clients. Ce qui se passe, c’est que l’électricité injectée dans le réseau, avec en face la demande, crée des incidents, des coupures, des casses sur le réseau », souligne le ministre de l’Energie. Qui note qu’il y a eu durant les six premiers mois 2011 près de 1500 incidents. Et ce dernier d’ajouter qu’un programme d’urgence va être déployé dans les prochaines semaines, ce qui va permettre de résoudre le temps d’intervention sur le réseau. « C’est très pénible pendant cette période de ramadan et pendant le mois d’août ; il y a également les pluies, mais le secteur que nous allons reconstruire dans le cadre du plan Takkal pourra fonctionner avec la pluie et le vent ».
Anta Nar Ndiaye
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