Son mari Malang Sané l’a accusé d’entretenir des relations adultérines avec d’autres hommes avec la complicité de ses parents. Mamy Faye jure qu’elle a sacrifié toute sa vie pour cette homme qu’elle a aimé de toutes ses forces. S’il a décidé de l’abandonner, dit-elle, c’est parce qu’il se drogue et ne cesse de la bastonner.
Je m’appelle Mamy Sèye. J’habite à Ouakam. Je vivais avec Malang Sané. On s’est connu devant chez moi où il m’a remarquée. On a fait connaissance et on a commencé à se fréquenter. J’avais 15 ans. Je venais de tomber amoureux pour la première fois. J’étais prête à tout pour lui. Il envoyait souvent sa sœur à mon lieu de travail pour qu’elle m’emmène chez eux. C’est sur ces entrefaites qu’il m’a mis enceinte. J’ai commencé à avoir des problèmes avec mes parents. Ils ne pouvaient pas accepter ce qui m’arrivait. Je n’avais pas écouté leurs conseils parce que j’étais éperdument amoureuse de Malang. J’ai ainsi quitté la maison familiale pour vivre avec lui en concubinage. C’était pour moi la seule solution car ma famille ne supportait pas cette relation. J’ai même passé la nuit à son service à Africamer. Avant mon accouchement, je suis revenue chez moi. Après la naissance de mon bébé, une fille, il n’a déboursé aucune somme, arguant qu’il n’avait pas de moyens alors qu’il travaillait encore. C’est mon père qui a pris en charge tous les frais médicaux. Il n’a pas célébré le baptême. Mais je l’aimais toujours. Quelques temps après, malgré le refus de mes parents, je suis retournée vivre avec lui en concubinage. Je suis encore tombée enceinte. L’accouchement de ma deuxième fille a coïncidé avec le naufrage du bateau «Le Joola».A la naissance du second enfant, alors qu’il n’avait rien, je me suis rendue auprès d’organisations de défense des droits des femmes et j’ai menti pour nous faire assister. Nous avons continué à vivre ensemble en concubinage et j’ai contracté une troisième grossesse. Nous nous sommes ainsi retrouvés avec trois filles. Pour la naissance de notre troisième enfant, c’est ma petite sœur qui lui a prêté de l’argent pour qu’il assure les dépenses. C’est alors que nous avons enfin décidé de sceller notre mariage. Le lendemain, nous avons célébré le baptême de notre troisième fille. Le jour d’après, il est arrêté par la police. Il avait bastonné un entrepreneur qui refusait de lui payer son dû. J’ai tout abandonné pour lui venir en aide. J’ai été aidé par mes parents notamment mon père qui a des connaissances dans le milieu judiciaire. Il a été libéré au bout de quelques jours d’incarcération. Nous avons repris notre vie conjugale. Un jour, il est venu me dire qu’il avait l’intention d’envoyer les enfants en Casamance. Il prétextait qu’il ne parvient pas s’occuper d’elles normalement. Mais je n’ai pas partagé cette idée. J’ai payé cher mon refus. Il m’a tabassé violemment ce jour-là. Un de nos voisins, excédé par son comportement m’a acheminé, le visage bouffi, chez mes parents. Je suis allée porter plainte à la brigade de gendarmerie de Ouakam. Les gendarmes m’ont suggérée de trouver un certificat médical. Après réflexion, j’ai décidé de passer l’éponge. Je ne savais pas ce qui m’arrivait. Je lui pardonnais tout, même s’il m’humiliait et me battait. Je retournais toujours auprès d’elle. A chaque fois, quand il voulait se faire pardonner, il va voir la sœur de son père qui me convainc de tout oublier.
Un autre jour, j’étais malade et pour des futilités, il m’a sévèrement battu. Je suis partie me réfugier chez mes parents. Il a brûlé tous mes habits et mes effets dont ma carte d’identité nationale d’identité.
La Tabaski qui a suivi, il m’a fait part de son vœu de la célébrer en Casamance. J’ai accepté sans même broncher de partir avec lui. Après la fête du mouton, on est resté là-bas et les relations avec ses parents n’étaient pas des meilleurs. Là bas, il m’a bastonné et m’a occasionné beaucoup de sévices. De peur qu’il ne me tue, je me suis enfui le lendemain. Il m’a poursuivi jusqu’à la brigade de gendarmerie. Il a ainsi été arrêté par les gendarmes qui s’apprêtaient à le déférer au parquet de Ziguinchor. Mais comme je l’aimais toujours, je ne pouvais supporter de le voir derrière les barreaux. J’ai retiré ma plainte et il a été libéré.
Après cela, il m’a ramené à Dakar avec mes enfants. Devant mes parents, il cherchait à me salir et me séparer de mes filles. Mais elles sont restées avec moi. Il est allé vivre chez son frère à l’unité 15 des Parcelles Assainies. Quelque temps après, il est revenu me voir et m’a imploré de lui pardonner. Mon père qui est très généreux lui a tout pardonné et m’a convaincu de passer l’éponge. Je suis retournée vivre avec lui.
Le problème s’est exacerbé lorsqu’il a commenté à me salir dans le village de Ngor, m’accusant de coucher avec d’autres hommes. Il a continué de me battre. C’est alors que j’ai pris la ferme résolution de le quitter. Je suis retournée chez moi. Pour que je lui pardonne une nouvelle fois, il est allé voir mon oncle Papa Djiby Sèye, le Farba de Ouakam. Ce dernier a appelé mon père et ensemble ils voulaient que je retourne avec Malang. J’ai refusé parce que je ne supportais plus les sévices. J’ai vécu avec lui dans un garage au moment où mes enfants étaient chez ma mère. J’ai sacrifié ma vie à cet homme. Certains même pensaient qu’il m’avait marabouté. Je n’ai pas voulu retourner avec lui puisqu’il était devenu un drogué. Il essaie de me salir partout où on me connait. Malang est allé dire aux gendarmes que je commettais l’adultère. Il leur a présente un pantalon et trois préservatifs pour leur certifier que je couchais avec mon patron. Je suis sûre que c’est lui qui a utilisé les préservatifs avec une autre femme car même avec mes règles, il voulait coucher avec moi. Quand il est sous l’emprise de la drogue, il cherche à tout prix à coucher avec une femme. Ce qui fait que mes enfants sont en danger avec lui. Depuis trois mois, il les garde, seul, dans une chambre. S’il va au travail, il les laisse avec un de ses amis. Tout ce qui les arrivera est de sa faute.
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