Utilisation de Ibrahima Mbaye : adjoint de Aliou Cissé en Libye, Youssoupha Dabo tranche et évoque Lamine Yamal
Même s’il considère que Ibrahima Mbaye (17 ans) mériterait en ce moment une place de titulaire en sélection, Youssoupha Dabo préfère le voir encore sortir du banc et faire des merveilles comme depuis le début de la CAN 2025. «Il apporte de la fraîcheur, du dynamisme à chaque fois qu’il fait son entrée en jeu. Il faut continuer à l’utiliser comme ça», suggère l’adjoint de Aliou Cissé sur le banc de la Libye, dans un entretien paru ce lundi dans Source A.
Partant du principe que le jeune attaquant du PSG est confronté à «une compétition qu’il découvre, un football qu’il découvre», le technicien recommande de «lui laisser le temps de s’adapter». «Beaucoup de gens réclament sa titularisation, des gens disent qu’il ne faut pas parler d’âge en faisant une comparaison avec Lamine Yamal, qui a 17 ans comme lui. Maintenant, comparaison n’est pas raison, temporise Dabo. Yamal porte le Barça et l’Espagne alors que Ibrahima, pour le moment, c’est un joueur de rotation au PSG et est en train de découvrir le très haut niveau. Il faut lui laisser le temps.»
Commentaires (9)
Mais en Afrique on protége trop les sois disant jeunes. Ce gosse est un guerrier dans l'âme,le foot africain de lui fait pas peur,c'est un fils de boxeur
À l’inverse, lorsqu’il débute la rencontre comme titulaire, il se retrouve dans une situation d’équilibre physique avec les défenseurs adverses. Ces derniers sont lucides, bien organisés, et capables de gérer la profondeur avec discipline. Dans ce contexte, son impact peut naturellement être moindre, non pas par manque de qualité, mais parce que son profil est moins adapté à un bloc en place et à un rythme encore contrôlé.
Il n’est donc pas incohérent qu’il soit plus performant en tant que remplaçant, d’autant plus que ce rôle correspond déjà à celui qu’il occupe en club. Il s’agit d’un profil typique de joueur d’impact, capable de faire basculer un match par une accélération, un appel ou une rupture de ligne dans un moment où l’adversaire est désorganisé.
Par ailleurs, le scénario du match joue un rôle clé. Lorsqu’il entre en seconde période alors que le Sénégal mène au score, l’équipe adverse est contrainte de se projeter vers l’avant pour égaliser. Cette prise de risque crée mécaniquement des espaces dans le dos de la défense, exactement le type de situation dans laquelle sa vitesse et sa projection font la différence. À l’inverse, en début de match, face à un adversaire compact, prudent et bien en place, ces espaces n’existent pas encore.
Ainsi, la différence de performance entre un rôle de titulaire et celui de remplaçant ne relève ni d’un paradoxe ni d’une incohérence tactique. Elle s’explique par une adéquation entre le profil du joueur, le timing de son entrée et la configuration du match. Être plus décisif en sortie de banc que dans le onze de départ n’est pas un défaut, mais une spécialisation stratégique pleinement assumable au plus haut niveau.
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