Le geste est simple mais les préceptes qui précèdent l’arrivée du canari sur la tête du lutteur sont aussi complexe. Selon Khadim Samb un chroniqueur de lutte “ce canari que vous voyez souvent les lutteurs porter sur la tête pour ensuite le casser au bout d’une petite course trouve son origine à Touba chez le marabout feu Sangué Diagne qui était aussi le marabout de Boy Bambara.
Il est d’ailleurs le premier lutteur à pratiquer ce geste dans l’arène. Le canari est très particulier il faut qu’il soit construit par une femme forgeron qui a pour patronyme Thiam. Sa mère et son père doivent, eux aussi, impérativement être du même nom Thiam.L’argile avec la laquelle ce fameux canari est moulé doit parvenir des profondeurs d’un marigot ou l’on peut compter 58 “khoss”(une espèce d’arbre qui pousse dans les zones humides).
Il faut ensuite aller au fond du point d’eau pour trouver deux racines superposées de cette même espèce d’arbre pour le mélanger avec de l’eau bénite. Et c’est cette dernière solutionmystique que le marabout met dans le canari pour que ce récipient soit prêt à être cassé par le lutteur après avoir prononcé une formule mystique”.
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