Une entreprise indienne spécialisée dans la production de boisson alcoolisée et de conditionnement de jus locaux a été attaquée par des jeunes en furie qui ont demandé la délocalisation de l’usine, parce que fabriquant de l’alcool dans une ville comme Rufisque.
Il est 22 h lundi dernier, quand des jeunes sont sortis sur la route nationale pour s’attaquer à une usine de fabrique de boissons et de jus locaux. L’entreprise appartenant à des Indiens, qui a démarré ses activités, a été incendiée par des inconnus. Youssoupha Niang, le gardien en faction cette nuit, a été surpris par le nombre et la détermination de la foule. ’Nous avons essayé de les raisonner. Mais quand ils ont commencé à nous abreuver d’injures et à menacer de nous bastonner, nous avons cédé. Ils ont défoncé le mur de clôture et brûlé toutes les installations et aucun secours n’est venu malgré nos appels’, précise le jeune gardien.
Pour le conseiller spécial de la direction, Ibrahima Diallo, il s’agit d’un acte de pur banditisme. ‘C’est la deuxième fois que nous sommes victimes d’attaques. La première fois, les autorités nous avaient demandé de régler cela à l’amiable et nous avaient donné l’assurance que cela ne reproduirait plus. Mais lundi, aucune d’elles n’a daigné lever le petit doigt pour empêcher ce désastre’, se désole-t-il.
Les Indiens, propriétaires de l’usine, estiment les dégâts causés à plus de 300 millions. ‘Je ne sais pas ce que l’on nous reproche. Nous avons des papiers en règle délivrés par le ministère de l’Industrie qui nous a expressément demandé de nous installer hors de Dakar pour aider à créer des emplois dans d’autres localités’, conclut un des Indiens qui ne comprennent toujours pas l’attitude des forces de l’ordre, notamment des sapeurs-pompiers qui ont refusé de venir à leur secours alors qu’ils ont reçu des centaines de coups de fil. Un homme, imam de son état, a été accusé par les Indiens. Il s’agit de l’imam d’un quartier de Colobane qui, selon eux, a toujours incité les fidèles à venir casser l’entreprise. En attendant la plainte contre X, les Indiens et leurs partenaires sénégalais soutiennent que le pire a été évité, car il y avait dans l’entrepôt des produits inflammables.
Najib SAGNA
Auteur: Najib SAGNA
Publié le: Mercredi 29 Juin 2011
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