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CRISE D'HYSTÉRIE AU CEM DE OUAKAM : Le mystérieux baobab indexé

Auteur: Omar NDIAYE

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La crise d'hystérie continue de faire des victimes dans les établissements scolaires. Hier, revenant des toilettes, une fille du Cem de Ouakam tombe en transe et dit avoir reçu une gifle. Après elle, 13 autres filles sont tombées dans l'enceinte de l'établissement. Elles ont été évacuées à l'hôpital militaire

Depuis un certain temps, il ne se passe plus une journée sans que des filles ne piquent des crises d'hystérie dans les établissements scoalires. Hier ce fut le tour des filles du CEM Mamadou Ndiaye de Oukam. C'est vers dix heures que cela a commencé. Une fille, revenant des toilettes, s' est mise à sangloter, disant avoir été giflée par une main invisible. Ses cris ont alerté les autres filles curieuses qui cherchaient à s'enquérir de ce qui est arrivé à leur camarade. Comme des mouches, treize parmi elles sont tombées à sa suite. Elles ont toutes été évacuées à l'hôpital militaire de Ouakam, révèle M. Ibrahima Gningue, le Principal du Cem, qui, pour éviter que la psychose ne s'installe au niveau des élèves, a sommé l'arrêt des cours jusqu'à demain (aujourd'hui). Selon M Gningue, les crises dans son établissement n'ont rien à avoir avec les autres qui se passent ailleurs. "Nous sommes dans un village de Ouakam qui a ses particularités, ses réalités, ses spécificités et ses différences par rapport aux autres". Dans l'enceinte de l'établissement est implanté un baobab dont les racines qui ne sont pas enfouies sous terre, s'entrelassent et font penser à la pieuvre. Et c’est à cet endroit précis que les séances de «Ndeup» du village se tenaient.

A l'en croire, c'est la médiatisation du phénomène qui le rend aussi aggravant. "Il ne se passe pas une année sans que des filles ne piquent de crise. Mais à chaque fois qu'une élève tombe, lui et ses collaborateurs trouveront les moyens de le relever sans conséquence grave. Toutefois pour trouver des solutions plus rassurantes pour ce phénomène, le principal compte voir le Diaraf du village. "Nous tenterons de voir le Diaraf du village pour remédier à ce problème, martèle- t-il. Ainsi, pour ces quatorze filles évacuées à cet l'hôpital, nous avons assuré leur prise en charge, nous les avons traitées et les avons fait retourner chez elles, a rassuré le médecin-capitaine Amadou Cambel Dieng. Selon le coordonnateur du programme psychologique des Armées, une sensibilisation doit être faite pour contourner ce mal en évitant toutes sortes de dramatisation de l'affaire, note le capitaine, d'après qui un plan d'action sera mené à cet effet pour faire un brefing et une formation rapide qui s' appuie sur une cellule téchnique dont feront partie les parents d'élèves, les enseignants, les personnels de santé et la presse pour gérer de façon adéquate ces crises d'hystérie dans les établissements scolaires. Notre interlocuteur pense que les sirènes des ambulances, les tenues uniformes sont de nature à accentuer l'ampleur des crises dans les établissements. Mamadou Abibou Thiam, psychiatre à l'hôpital de Fann, quant à lui, appelle à la dédramatisation des crises, car dit-il : ces crises, les filles ont l'habitude de les piquer à chaque occasion que de nombreuses foules se réuinissent elles sont similaires aux autres crises que l'on voit par exemple quand Youssou Ndour fait son show.

Auteur: Omar NDIAYE
Publié le: Vendredi 25 Avril 2008

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