«Nous sommes déçus par l’Etat du Sénégal, car nous estimons que Bayo n’était pas mêlé au coup d’Etat en Gambie. On pouvait se limiter à lui rappeler les limites», a déclaré Seydi Gassama, le président de la section sénégalaise d’Amnesty International, qui fustige l’expulsion, par Dakar, de l’opposant gambien Cheikh Sidya Bayo vers la France, hier nuit.
Une attitude contraire aux traités internationaux signés par le Sénégal, «en vertu desquels, on ne peut pas dénier à quelqu’un sa liberté d’opinion, sa liberté d’expression, parce que tout simplement, c’est un demandeur d’asile», fait-il remarquer. «Nous sommes d’accord qu’un réfugié ne peut pas être au Sénégal et appeler à la violence contre un Etat voisin», a toutefois reconnu la voix d’Amnesty à Dakar. Non sans condamner le déplacement de Paris à Dakar du président Macky Sall pour défendre Charlie Hebdo.
«C’est un grand paradoxe, Macky Sall est allé en France pour dire que la liberté d’opinion n’a pas de limite, même lorsqu’elle insulte la Foi des autres. Au Sénégal, on dénie aux gens le droit de dire leur opinion par rapport à la manière dont leur pays est géré. Il faut qu’on soit conséquent avec nous-mêmes, en tant que peuple, en tant que nation», a-t-il pesté dans les colonnes de l’Obs.
Auteur: SenewebNews
Publié le: Mercredi 14 Janvier 2015
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