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DESTIN DE VIE : Une ex mendiante rêve de devenir médecin

Auteur: XIBAR

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La précarité prédestine souvent les membres des couches défavorisées à la mendicité. Dès le bas-âge, Amy Dia quittait toujours son quartier Yeumbeul, avec sa grand-mère pour le Building communal, leur lieu de prédilection pour la mendicité. Un jour, le destin mit sur son chemin une bonne volonté nommée Ndèye Marieme Dieng. C'est cette dernière qui l'aida à réintégrer l'école. 

Aujourd'hui, l'ancienne petite mendiante ambitionne de devenir médecin pour sortir sa famille de la pauvreté. Direct info est allé à sa rencontre ... Très jeune, belle et intelligente mais aussi très timide, Amy Dia, dans la société qui a perdu ses valeurs, était une proie idéale pour les pédophiles et autres pervers. C'est ce qu'a semblé comprendre Ndèye Marième Dieng, fonctionnaire en service au Building administratif qui s'est battue bec et ongles pour la sortir de ce milieu. Vivant au quartier Yeumbeul avec ses parents, la jeune fille quittait toujours ce quartier avec sa grand-mère pour les grandes artères de la capitale sénégalaise , leurs lieux de prédilection pour la mendicité. Issue d'une famille modeste, A. D. âgée aujourd'hui de 13 ans, avait quitté les école très tôt pour ne s'occuper que de sa grand-mère qui était quotidiennement en ville pour mendier. « Je n'avais pas le choix. Nos conditions de vie ne me permettaient pas de poursuivre mes études. Le peu que mon père gagnait dans un garage nous permettait juste d'assurer un ou des fois, deux repas par jour », raconte-t-elle avec des yeux rivés sur le sol. « C'est ainsi que j'avais décidé d'accompagner chaque jour ma grand-mère qui allait chercher l'aumône en ville. On se levait très tôt, vers 5 heures du matin, pour venir en centre-ville avant de rentrer tard, après le coucher du soleil. 

Il en était ainsi des années durant. Avec le peu d'argent que nous gagnions, on assurait la nourriture quotidienne pour toute la famille », ajoute Amy, pensive. L'école désormais rangée aux oubliettes, elle cherchait sa pitance quotidienne en ville. La jeune adolescente était loin de penser que la chance allait lui sourire, modifiant son destin. Une dame s'est approchée d'elle un certain jour, le cœur rempli de pitié. « Ndèye Marieme Dieng est venue nous trouver ma grand-mère et moi. Après nous avoir donné de l'aumône, elle m'a demandé en hésitant si je voulais étudier. J'ai répondu par l'affirmative. Mais comme ma grand-mère était un peu réticente, la dame n'a pas dans un premier temps insisté », avance notre interlocutrice. Avant d'indiquer : « Toutefois, elle est revenue à la charge quelques jours après. Cette fois-ci, elle avait choisi d'entamer directement la discussion avec ma grand-mère. 

Après plusieurs heures de plaidoyer, elle a réussi à faire accepter l'idée de m'inscrire à l'école par cette dernière ». La reprise du chemin de l'école a été un calvaire pour Ami. Elle avait presque tout oublié. Mais, grâce à la directrice de son établissement, elle a commencé à s'en sortir. « Je commence à me sentir bien à l'école ? J'y ai de bonnes camarades avec qui je m'accompagne tous les jours à la descente », confie-t-elle très émue. Classée deuxième lors de ses premières compositions, obtenant même un tableau d'honneur, Ami Dia ne compte pas s'en arrêter là. « Je veux continuer mes études, jusqu'à la réalisation mon rêve qui est de devenir médecin pour aider mes parents. Je ne veux pas non plus décevoir la dame qui m'a beaucoup soutenue », a-t-elle dit, tout en priant le bon Dieu qu'elle l'aide à réussir dans ses études pour qu’elle puisse un jour rendre la monnaie de la pièce à ses parents.

 « Je souhaite que d'autres filles puissent avoir la même chance que moi », déclare la jeune fille. Ami Dia continue jusqu'à présent à se lever tous les jours à 5 heures du matin pour déposer sa grand-mère à la place habituelle où elle mendie, avant de se rendre dans son établissement. À la maison, elle aide sa maman à faire la vaisselle, et le soir, elle apprend ses leçons. De l'avis de sa grand-mère, c'est mieux ainsi car, sans études, sa petite-fille ne pourra jamais réaliser son rêve. « Je remercie sa maîtresse et Marième Dieng pour tout ce qu'elles ont fait pour elle. J'encourage ma petite Ami à persévérer sur cette voie », affirme-t-elle reconnaissante.

 La dame Dieng a pour sa part, soutenu que chaque personne a son rôle à jouer dans la société, si chaque individu prenait en charge un enfant de la rue, il y en aurait de moins en moins. SOURCE : Direct Info Aissa DiAGNE NDOUR

Auteur: XIBAR
Publié le: Dimanche 10 Juin 2012

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