Dieuppeul : violences, chantiers clandestins et soupçons de complicité, le cri d’alarme de la journaliste Dié Maty Fall
À Dieuppeul, l’insécurité ne vient pas seulement des rues mal éclairées ou des accidents de la circulation. Elle s’invite parfois au seuil même des domiciles portée par l’impunité, les chantiers anarchiques et le silence des institutions censées protéger les citoyens.
La journaliste Dié Maty Fall, résidente du quartier a décidé de briser le silence. Dans une lettre adressée à la Direction de la Sécurité Publique (DSP) au commissariat de Dieuppeul et à l’Association des Juristes du Sénégal (AJS), elle dénonce une série de faits graves mêlant agressions verbales et physiques, atteintes à la dignité, intimidation de témoins et soupçons de protection indue.
Une agression sous les yeux des forces de l’ordre
Les faits les plus récents se sont produits sur un chantier voisin, après un accident impliquant un camion de chantier. Alors que les gendarmes étaient présents sur les lieux, le propriétaire du chantier aurait profité d’un moment d’inattention des forces de l’ordre pour agresser verbalement la plaignante et lui cracher dessus, selon son témoignage.
Alertés par les cris de la victime, les gendarmes se seraient retournés pour s’interposer. Un épisode humiliant, vécu comme une atteinte profonde à la dignité humaine et qui, selon la victime, n’est qu’un énième acte dans une longue série.
D’après Dié Maty Fall, ce voisin, identifié comme Simon Mancabou, multiplierait depuis des années les comportements violents et abusifs. À chaque mise en chantier de son domicile destiné à la location, gravats et détritus seraient déversés dans la cour et l’environnement immédiat de la plaignante sans autorisation ni respect des règles élémentaires de voisinage.
Malgré plusieurs démarches au commissariat de Dieuppeul, aucune solution durable ne semble avoir été apportée.
Témoins intimidés, silences imposés
Autre fait préoccupant : la difficulté, voire l’impossibilité de faire témoigner des personnes pourtant présentes lors des incidents.
Un tâcheron Diop, aurait refusé de répondre à la police avouant agir par peur. Une autre voisine Mme Sy, aurait été dissuadée par son propre époux de se présenter comme témoin au motif que l’agresseur serait un ami d’enfance.
Des éléments qui renforcent le sentiment d’isolement de la victime et posent la question de la pression sociale et de la loi du silence dans certains quartiers.
Plus grave encore, la plaignante évoque un possible contournement de la justice. Pour éviter l’arrestation de son fils, auteur présumé d’une précédente agression physique, le père l’aurait fait quitter le pays pour le Canada.
Un incident antérieur impliquant un policier nommé Amoulyakar Diouf, est également cité. Selon le récit de la journaliste, le fils aurait longtemps nargué l’agent depuis un balcon, exhibant symboliquement la casquette de policier de son père pour signifier une supposée immunité. Il n’aurait été interpellé qu’après de longues provocations.
Chantiers clandestins et camions hors de contrôle
Au-delà du cas personnel, Dié Maty Fall alerte sur un phénomène plus large : la multiplication des accidents de camions de sable ou de béton, causant d’importants dégâts matériels et l’existence de chantiers clandestins non déclarés opérant en toute impunité.
Un appel direct lancé à la DSCOS pour une intervention urgente
Se disant "salie, humiliée et en insécurité", la plaignante annonce avoir porté plainte contre Simon Mancabou et envisage de saisir officiellement l’AJS pour dénoncer ce qu’elle considère comme une forfaiture aggravée par des complicités et des silences institutionnels.
Au-delà de son cas, elle dit vouloir défendre toutes les femmes du quartier victimes de violences, d’intimidations et de mépris.
Ce témoignage soulève autant de questions auxquelles les autorités compétentes sont désormais interpellées pour répondre dans l’intérêt de la justice, de la sécurité publique et de la paix sociale.




Commentaires (18)
des immeubles si colles , ou situes dans des rues etroites.
un pays ou tout le monde est IMPOLI , un pays de LOU WAY nekh deff.. jai le bras long.
SENEGAL bimou yakho dou teyy yagana.. depuis le TEMPS DE ABLAYE WADE.. kokou BANDIT SALETE bobou mo yakha SENEGAL mann khamnako bou yagg.. aux temps de LAYE WADE jai vu des choses que je n'avais jamais vu dans mes 50 ans d'existence.. BAKHNA REK.. NANIOU DEM REKK..
Malheureusement les autorités semblent l’ignorer
Ce ne sont pas des opérations spectaculaires et vite abandonnées d’un ministre de l’intérieur qui vont régler le problème
Épaves, saletés, gravats sur les plages et places publiques
Impolitesse des charretiers, mécaniciens et laveurs de voitures
Messieurs du pouvoir, messieurs les politiciens depuis 20 ans,
Voilà le problème le plus urgent du pays
Le reste, c’est de la politique politicienne et des ambitions personnelles
Occupez-vous du pays svp !!!
Nos dirigeants sont des populistes dépourvus de courage. Aucun d’entre eux n’a les c…pour dire la vérité à des concitoyens sales, indisciplinés et ignorants
Des gens sans éducation imposent la force et la violence et les forces de sécurité ne réagissent pas
Nous avons besoin d’un pouvoir qui impose la discipline et sanctionne durement les délinquants
Ce n’est pas le cas aujourd’hui et ce ne sont pas les initiatives éphémères et superficielles d’un Bamba Cissé qui vont y changer quoique ce soit
Jeunes mal élevés et violents
Forces de l’ordre passives
Gravats partout
Éclairage public absent
Police secours inexistante
Charrettes sales et désordres
Pas de poubelles et toilettes publiques
Marchés anarchiques
Sicap Dieuppeul, un endroit qui était autrefois paisible, propre,tranquille et sans troubles, mais qui connaît maintenant des perturbations, à cause de la violence, et du développement urbain ,est devenu méconnaissable.
C'est le cas de nos jours,de la ville de Dakar et de toute la région.
Le Sénégal est souvent cités pour des problèmes généralisés d'indiscipline sociale et de non-respect des règles...sur les routes, dans les administrrations, les quartiers etc...
Le développement d'une nation commence à la base, par le civisme, la discipline.
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