Vêtu d’un boubou traditionnel en damier, noir et blanc, un homme d’une soixantaine d’années vomit abondamment sur le trottoir. Il vient de descendre d’un bus provenant de l’intérieur du pays et se rendant à Dakar. L’homme vomit à se déchirer les tripes. Un mélange rougeâtre sort de sa bouche. À ce carrefour non loin de l’hôpital régional, pris de panique devant cet homme qui vomit sans arrêt, les boutiquiers crient : « Ebola ! ».
Il aura fallu moins de cinq (5) minutes pour que les boutiques, boulangeries, dibiteries et autres institutions financières aux alentours baissent leurs stores. La panique se lit sur tous les visages. Tout le monde ferme ses portes. Une foule de curieux, restée à 200 mètres de l’homme, le regarde geindre de douleur.
Alertés, les sapeurs-pompiers arrivent sur les lieux. Dépourvus d’équipement adéquat, ils prennent leurs distances. Toutefois, l’un d’eux pulvérise les endroits où l’homme a vomi. Un cordon de sécurité est créé autour du patient pour l’isoler davantage. Sous le chaud soleil, l’homme va ainsi souffrir pendant plus de deux heures. Il sera finalement transporté à bord de l’ambulance de l’hôpital régional où il sera finalement admis aux Urgences.
Le Docteur Moustapha Diop confie : « Quand nous avons interrogé le malade, il nous a révélé qu’il venait de Touba et avait des antécédents de diabète et d’hypertension artérielle. C’est un patient qui n’est pas du tout suspect d’Ebola. Il ne rentre même pas dans la définition des cas. Il ne vient pas d’une zone où il y a une épidémie d’Ebola. Et quand nous l’avons interrogé, il a pris beaucoup de médicaments traditionnels. Ses vomissements sont colorés par les médicaments traditionnels qu’il a ingurgités », explique le Docteur Diop.
Source: L’Observateur
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