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Nouvel an : 7 bonnes résolutions pour une cure radicale de notre société malade!

Auteur: Youssouf Sané

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Exit 2015?! Le peuple de la « Téranga », à l’instar du monde entier, bascule vers 2016. Mais, comment ce pays doit-il appréhender ce Nouvel An?? La société sénégalaise devra-t-elle entrer en 2016, tout en conservant cette ribambelle de tares têtues qui entravent sa marche en avant?? La réponse semble être strictement négative?! Au Sénégal, l’indiscipline généralisée, le laxisme étatique, les mauvaises habitudes, les comportements négatifs n’ont jamais été aussi vivaces?! Et leurs conséquences sont parfois désastreuses pour le pays, autant sur le plan humain que financier. Et pour bien des citoyens sénégalais, 2016 devra être l’année du changement radical?! Sans quoi, les années risquent de se suivre et se ressembler.

1— « Ne plus voir cette indiscipline sur nos routes en 2016 »

« En 2016, je ne veux plus voir ni cette indiscipline sur nos routes ni ces surcharges dans les transports en commun », a lâché un de nos concitoyens, outré?! Car au Sénégal, l’indiscipline sur nos routes a pris une telle ampleur qu’on oublierait même que l’autorité joue pleinement son rôle répressif et dissuasif. Résultat, chaque année, c’est un carnage qui se produit sur nos routes. Que dire des rackets auxquels s’adonnent certaines brebis galeuses de nos vaillantes forces de l’ordre. Car il faut le dire, certains chauffards circulent librement, du seul fait de la bienveillance coupable de certains agents. Cela ne doit-il pas changer en 2016?? Les vies humaines ne sont-elles pas plus importantes que le profit et l’argent sale?? L’État ne doit-il pas, de façon rigoureuse, mettre un terme à ce désordre indescriptible qui nourrit un bain de sang perpétuel sur la voie publique?? L’heure est grave, comme disent les grévistes de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. 2016 doit être l’année de la discipline routière et du respect de la vie humaine.

2— Un pays moins sale, des comportements assainis

À côté de ce fléau, notre société traîne bien d’autres tares, dont bien d’autres pays ont su, très tôt, se débarrasser. Uriner à l’air libre, sur les murs de bâtiments publics ou privés, jeter son petit gobelet de café vide sur la voie publique, se débarrasser de son petit sachet d’eau dans les artères principales, la destruction du mobilier urbain, l’affichage anarchique sont autant d’habitudes qui semblent aujourd’hui faire du Sénégal, osons le dire : un pays sale?! Un pays où, dans la capitale, certains citoyens profitent de la pluie pour balancer leurs ordures ou vidanger leurs fosses septiques dans les eaux ruisselantes, des citoyens qui éparpillent des tas d’immondices partout dans la cité. Un pays où chacun étale sa marchandise et vend où il veut. Un pays où le désordre est devenu presque institutionnalisé. Un pays où l’aménagement urbain est des plus inexistants. Le désordre et la saleté ayant pris le pouvoir déserté par l’autorité. 2016 doit être cette année qui verra les étudiants ranger ces comportements qui nous coûtent des bus, du temps, du mobilier urbain et de l’argent.

3— Plus d’ambulances, moins d’avantages indus

« On a perdu plein de femmes qui ont fait des hémorragies et qui n’ont pas pu être évacuées faute d’ambulances. Aussi, pourrais-je vous dire que des enfants, des personnes accidentées et d’autres personnes sont mortes sans doute parce qu’ils n’ont pas pu être évacués dans les hôpitaux pour être sauvés. Et ces drames-là, c’est tous les jours que Dieu fait qu’on les voit. On a de réels problèmes d’ambulances pour régler tous ces problèmes », avait alerté le ministre de la Santé. En effet, au Sénégal, des milliers de nos concitoyens meurent faute d’ambulances ou faute de carburant pour faire rouler l’ambulance. Ce, alors que l’État dépense des milliards pour les voitures, les litres de carburant, le téléphone, les émoluments et les avantages de nos députés, directeurs, directeurs généraux, etc. « Pour les salaires, crédits téléphone d’une poignée de députés, voitures et carburant d’une législature, l’État débloque 25 372 500 000 francs CFA. Cette somme peut atteindre ou même dépasser les 26 milliards si on y augmente les logements de fonctions de certains députés à la charge de l’institution, les frais de voyage des députés, les per diem afférents, la formation payante de certains députés apéristes, les dessous de table, les bakchichs, les “‘soukarou koor”’ et les aides-tabaski », révélait notre confrère Saliou Guèye. Dans quel pays sommes-nous?? Le confort d’un député, qui ne représente véritablement que son parti à l’hémicycle, est-il plus important que la vie d’un sénégalais, même niché au fin fond du pays?? Avec 25 milliards, combien d’ambulances pouvions-nous y avoir?? Combien de vies pouvaient être sauvées?? Une rupture de paradigme semble être indispensable?? 2016 doit être l’année d’une meilleure répartition de nos ressources. Qu’elles soient allouées à ceux qui en ont véritablement besoin.

4— Ne plus voir l’État et les syndicats vendanger l’avenir des écoliers

Devons-nous assister encore, en 2016, à ce spectacle désolant des enseignants, consumant à petit feu l’avenir de petits écoliers, par la faute d’un État qui ne respecte pas ses engagements?? Combien de Sénégalais qui ont inscrit leurs enfants dans les établissements scolaires publics, faute de moyens, ont assisté, impuissants, à la détérioration de l’éducation de leurs enfants ces dernières années. Les gouvernants doivent en fin oublier en 2015 leurs habitudes et respecter leurs engagements. Les enseignants doivent, eux aussi, embrasser 2016 avec plus de responsabilités et plus d’amour pour leurs élèves.

5-Une lutte plus féroce contre la cherté de la vie

En 2016, les populations veulent voir l’État se battre inlassablement pour desserrer l’étau de la cherté de la vie, qui étrangle silencieusement les citoyens. Dans un pays où un individu sur deux vit sous le seuil de la pauvreté, où le chômage est endémique, l’emploi introuvable, il est primordial et urgent pour l’État de ramener les prix de l’eau, de l’électricité et du loyer à des propensions raisonnables. La hausse du prix de l’eau en 2015 a été imposée aux populations, alors qu’elles se débattaient déjà dans de graves pénuries. À Dakar, Thiès et alentour, les populations ont souffert le martyre du fait du manque d’eau. Vivement la fin de ces pénuries. Et surtout, vivement la baisse du prix de l’électricité tant promis en 2016. 6-Une meilleure prise en charge de la santé du citoyen

Côté santé, combien d’insuffisants rénaux patientent dans des listes interminables pour pouvoir être dialysés, alors que leurs cas empirent?? Combien d’entre eux meurent juste parce qu’ils n’ont pu être dialysés alors que des milliards de nos francs sont dépensés dans des futilités, détournés ou volés?? Combien de diabétiques manquent de prise en charge. Combien de citoyens peinent dans les hôpitaux du fait de l’accueil amer, ou victimes des brebis galeuses du corps médical. Combien de Sénégalais sont morts du fait de la panne ou du manque d’appareil de scanner, de radio ou d’IRM. L’État doit recentrer ses dépenses vers des secteurs aussi prioritaires que la santé de ses populations?? Car aujourd’hui, jouir de soins adéquats, à temps, est devenu chose difficile dans un pays où professeurs, médecins et docteurs vont monnayer leurs talents, durant une bonne partie de leur temps, dans les cliniques. Abandonnant parfois à eux-mêmes les malades du public dans leur désarroi. Du coup, les riches sont soignés et les pauvres abandonnés à eux-mêmes. Une triste réalité que 2016 ne doit aucunement voir survivre.

7-Une élite politique moins tortueuse, qui se soucie de nous!

La destruction du mobilier urbain, l’argent facile, l’homosexualité grandissante, le comportement éhonté de l’élite politique (invectives insultes…), la recrudescence des meurtres, l’absentéisme dans l’administration, la transhumance, sont autant de maux, qu’ensemble, les Sénégalais et leurs élites politiques, doivent se débarrasser, pour fouler 2016 avec des pas nouveaux, tel un nouveau départ. Que les politiciens se battent pour le citoyen, et non pour eux-mêmes. Que l’Assemblée nationale se relève des bassesses qui ont fini de dégoûter les populations. Que l’arène politique ne soit pas un champ de bataille pour les intérêts d’une personne, d’un clan, d’une famille ou d’un parti. Mais, pour le bien du peuple et de toute une Nation.

Auteur: Youssouf Sané
Publié le: Samedi 02 Janvier 2016

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