Pédophile et viol aux Maristes : «Il a frotté son sexe…», une fillette de 9 ans raconte son calvaire avec un vigile de 38 ans
En faisant le linge, ce dimanche matin, Ndèye Sokhna Kébé fait une étrange découverte concernant sa fille de 9 ans, F. Guèye. «J’ai constaté des tâches rouges sur son slip. Interrogée, elle n’a rien voulu me dire, rembobine la dame dans son récit repris par Les Échos. Ensuite, elle a commencé à paniquer. Je l’ai sommée de me rejoindre dans la chambre où je lui ai intimé l’ordre de se coucher. C’est là que j’ai constaté que son vagin avait des rougeurs.»
La mère de famille faisait cette déclaration lundi 26 janvier à la barre de la chambre criminelle de Dakar où le mis en cause était jugé pour pédophilie et détournement de mineure de 9 ans.
Les faits remontent à septembre 2022. Poursuivant son témoignage devant le tribunal, Ndèye Sokhna Kébé rapporte que sa fille, pressée de questions, craque et révèle le nom de son bourreau présumé : il s’agirait de Diomaye Samba Ndong, le gardien d’un immeuble en construction situé aux Maristes. Ce dernier, domicilié à Grand-Yoff, est marié et père d’un garçon.
La dame horrifiée saisit la gendarmerie d’une plainte. Puis, suite à une réquisition des enquêteurs, se rend avec sa fille à l’hôpital Idrissa Pouye de Grand-Yoff. «Le médecin nous a fait savoir qu’elle avait subi des attouchements sexuels. Il nous a aussi fait savoir qu’elle avait fini par contracter une infection due à la fréquence des frottements du sexe de l’accusé contre le sien», détaille la plaignante.
Les Échos renseigne que le vigile a nié les faits : «Il [affirme être victime d’] une machination née d’une dispute antérieure». Mais sa plaidoirie sera affaiblie par le témoignage de F. Guèye, aujourd’hui âgée de 13 ans.
«Il me demandait de me déshabiller et il se déshabillait, narre la fille. Il frottait son sexe contre le mien jusqu’à ce que du liquide blanc coule de ses parties intimes. Après, il prenait un morceau de tissu pour s’essuyer. Il me l’a fait à maintes reprises. C’était les après-midi. Je n’ai rien dit à ma grand-mère parce qu’il m’avait menacé de mort.»
L’avocat de la victime présumée a demandé que l’accusé soit déclaré coupable avant de réclamer le franc symbolique en guise de dédommagement. La défense, elle, a plaidé la relaxe. Le procureur a requis la peine maximale, dix ans, invoquant des circonstances aggravantes relatives à l’âge de la fille à l’époque (9 ans).
Délibéré : mardi 10 février.
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