«Nous, Bassari, ne prêtons pas nos femmes». La précision a le mérite d’être claire. Une manière de démentir certaines idées reçues sur les relations hommes-femmes en territoire Bedick, notamment le prêt de femmes, une légende selon François Boudane, un sexagénaire bassari qui vit à Ibel, un petit village dans la commune de Bandafassi, à 22 km de Kédougou.
Pour dire une seule chose, «Il n’y a pas de prêt de femmes chez nous. Les Bassari ne connaissent pas ça. Peut-être que cela existe chez d’autres ethnies, mais pas chez nous», rectifie-t-il dans les colonnes de l’Observateur qui consacre un dossier au village d’Iwol, fief des Bedick, «une ethnie minoritaire qui vit déconnecté du monde extérieur».
Toutefois, «quand un étranger intègre notre communauté et qu’il se lie d’amour avec une de nos femmes, ils peuvent vivre ensemble, voire se marier plus tard. Mais on n’impose rien à personne. C’est une relation libre entre deux adultes consentants. La communauté n’intervient pas. Mais croire qu’on prête nos femmes à des étrangers afin qu’elles leur servent de concubines et que cet étranger peut nous la laisser, quand il aura décidé de rentrer chez lui, c’est faux. Cela ne repose sur rien», note-t-il.
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