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Ces derniers jours, les accidents de la route sont légion. Et nombreux sont nos concitoyens qui ont perdu la vie sur nos routes. Ce qui a fait monter au créneau Ousmane Ndoye, président de l’Association nationale des personnes accidentées vivant avec un handicap (Anpavh). « Nous constatons avec regret, ces derniers jours, la recrudescence des cas d’accident de la route. Ce mardi seulement, on a perdu beaucoup de citoyens sénégalais décédés dans un accident sur la route de Kaolack. Et même ce matin, un camion a provoqué un accident », a regretté le Président de l’Anpavh, ce mercredi 13 avril.
De son avis, l’Etat se doit de prendre la question de la sécurité routière avec le même sérieux qu’il traite la question terroriste. Car, au Sénégal, les accidents de la route tuent plus que nul autre fléau : « L’État a pris des mesures assez fortes contre le terrorisme. Il a déployé une sécurité impressionnante dans les hôtels, mais l’autre terrorisme ce sont les accidents routiers qui tuent plus que tout au Sénégal. Donc, l’État doit se prononcer sur cela aussi », estime M. Ndoye. Il suggère même au Président de la République d’évoquer la problématique des accidents routiers, de sensibiliser sur la question à chaque cérémonie de levée des couleurs. « Lors des levées de couleurs, le Président de la République doit à chaque fois s’exprimer sur les accidents de la route qui tuent plus que le terrorisme. L’État doit dégager plus de moyens pour la réduction de ces accidents. Ces accidents sont des choses que nous pouvons éviter », dit-il, non sans souligner le manque de moyens de son association pour sensibiliser davantage et assister les victimes.
Aussi, l’État doit amener les assureurs à assister les personnes accidentées. « Quand il y a un accident, l’assureur doit être présent. Parce que, 60 % ou 75 % des Sénégalais ne sont pas salariés. Donc, les assureurs doivent être présents et les assister. Il arrive que des gens m’appellent de l’Hoggy pour me dire qu’ils n’ont pas d’argent pour leur intervention. Quand ils saisissent l’assureur, il leur demande de se démerder pour l’instant. Il ne réagit que quand ils ont toutes les ordonnances et factures. Après quoi, une autre procédure est ouverte pour le remboursement. Alors que l’accidenté est dans le besoin. Et pourtant, quand ces derniers viennent pour s’assurer, il n’y a pas de délais ni de procédure. Mais quand il s’agit de décaisser de l’argent pour accompagner ces victimes, il y a des problèmes. Et l’État doit les interpeller sur cette question. Il y a trop de magouilles dans ce secteur ». Aussi, M. Ndoye souligne que le fonds de garantie doit davantage accompagner les accidentés dans leur prise en charge médicale.
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