Le sociologue Serigne Mor Mbaye, directeur du Cegid, déconseille aux journalistes de traiter les cas de viol comme des faits divers. S’exprimant lors d’un atelier de sensibilisation des journalistes sur l’impact du traitement journalistique des faits de violences sexuelles sur le bien-être des victimes et de leurs familles, il invite la presse à faire attention quant à la publication des articles portant sur les abus sexuels et leurs conséquences sur les victimes. Le Cegid (Centre de guidance infantile et familiale), renseigne Serigne Mor Mbaye, a enregistré en deux ans (des) cas de viols dont les victimes n’ont aucun soutien et qui sont tous aussi traumatisées.
D’où la nécessité, selon lui, de garantir l’effectivité du droit des victimes. «Nous sommes dans un pays de voleurs et l’escroquerie est la base de cette société. Et l’abus sexuel ne doit plus être perçu comme un délit, mais plutôt un crime», a-t-il déclaré. Selon une enquête menée par l’Unicef, 81% des victimes des violences sexuelles sont des mineurs et 94% des agresseurs sont leurs proches.Garde des Sceaux, le ministre de la Justice qui a pris part à la rencontre, a fait état de 3000 cas de violences sexuelles qui parviennent, chaque année, aux instances judiciaires.

Auteur: SenewebNews
Publié le: Jeudi 22 Octobre 2015
Commentaires (0)
Participer à la Discussion
Règles de la communauté :
💡 Astuce : Utilisez des emojis depuis votre téléphone ou le module emoji ci-dessous. Cliquez sur GIF pour ajouter un GIF animé. Collez un lien X/Twitter, TikTok ou Instagram pour l'afficher automatiquement.