Violences faites aux femmes : 2026 s’ouvre sur un féminicide et une série de crimes glaçants
Violences faites aux femmes : 2026 s’ouvre sur un féminicide et une série de crimes glaçants
Le Sénégal entame l’année 2026 sous le choc. Le décès de Y. Fall, survenu le 1er janvier à Pikine, marque le premier féminicide médiatisé de l’année. Une tragédie qui ravive les inquiétudes face à la persistance des violences basées sur le genre, dénoncées avec force par le collectif Luy Jot Jot Na.
À peine l’année 2026 commencée, un nouveau drame vient s’ajouter à la longue liste des violences faites aux femmes au Sénégal. Le 1er janvier, Y. Fall, âgée de 58 ans, a succombé à ses blessures après une chute du deuxième étage d’un immeuble à Pikine, survenue le 29 décembre 2025. Selon les informations rapportées, cette chute serait la conséquence directe des violences exercées par son compagnon.
Pour le collectif Luy Jot Jot Na, il s’agit du premier féminicide médiatisé de l’année 2026, un signal alarmant qui rappelle que les violences patriarcales demeurent profondément enracinées dans la société sénégalaise.
"Un an plus tôt, l'année 2025 débutait déjà par l'annonce de la mort de Diary Sow, âgée de seulement 12 ans, à qui la vie a été violemment arrachée. Sur l'ensemble de l'année 2025, au moins 18 féminicides ont été médiatisés, faisant de cette période l'une des plus meurtrières pour les femmes au Sénégal. Ces meurtres sont pourtant évitables et ne constituent que la partie émergée de l'iceberg des violences faites aux femmes au Sénégal. En ce début d'année 2026, les faits rapportés par la presse sont glaçants : agressions nocturnes, viols collectifs, pédophilie, viols sur mineures, enlèvements et séquestrations", indique l’organisation dans son communiqué.
En ce début d’année 2026, plusieurs faits divers rapportés par la presse renforcent ce constat inquiétant.
"Aux abords du camp de transmission, une femme a été interceptée à l'aube, dépouillée de son téléphone et violée à tour de rôle sous la menace d'un couteau. À Sendou, une fille de 10 ans a été séquestrée et violée par un agent de sécurité. À Biscuiterie, une enquête est ouverte pour l'enlèvement et le viol d'une femme handicapée mentale de 25 ans", rappelle le communiqué.
Autant de cas qui, bien que présentés comme isolés, s’inscrivent selon les défenseurs des droits des femmes dans un continuum de violences verbales, physiques, psychologiques, sexuelles et économiques.
"Cе sont NOS sœurs, NOS mères, NOS femmes, NOS filles". Il paraît clair qu'au Sénégal, la vie des femmes n'apparaît précieuse que lorsqu'elles sont rattachées à un homme. L'usage systématique de pronoms possessifs pour parler les femmes trahit l'inconscient collectif national. Serions-nous dignes de vivre en tant que femmes que si nous sommes la propriété d'un homme ?", s’indigne le collectif.
Le poids des mots et la responsabilité des médias
Luy Jot Jot Na pointe également la responsabilité des médias dans le traitement de ces affaires. En parlant de "chute", de "mort suspecte" ou de "différend conjugal", certaines couvertures médiatiques contribueraient à minimiser la gravité des faits et à banaliser les crimes sexistes.
"Nous interpellons la presse : chaque mot qui minimise une violence renforce un système qui écrase, viole et tue les femmes. Les mots comptent, encore plus lorsqu'il s'agit de la dignité et de vies humaines. Or en produisant du sens, les médias façonnent la compréhension collective de la violence et influencent directement la réponse politique et judiciaire. Ce premier féminicide de 2026 n'est donc pas un accident. Il est le résultat d'un abandon politique, d'une impunité persistante et d'une complaisance médiatique", insiste le collectif, qui appelle à une terminologie plus juste et plus respectueuse de la dignité des victimes.
Des exigences claires à l’État
Face à ce qu’il qualifie d’abandon politique et d’impunité persistante, Luy Jot Jot Na exhorte les autorités à aller au-delà des discours
"Nous rappelons à l'État que nommer les féminicides est un premier pas, mais largement insuffisant. Nous exigeons leur reconnaissance juridique, la mise en place de véritables mécanismes de prévention et de protection des survivantes de violences basées sur le genre".
Le Sénégal entame l’année 2026 sous le choc. Le décès de Y. Fall, survenu le 1er janvier à Pikine, marque le premier féminicide médiatisé de l’année. Une tragédie qui ravive les inquiétudes face à la persistance des violences basées sur le genre, dénoncées avec force par le collectif Luy Jot Jot Na.
À peine l’année 2026 commencée, un nouveau drame vient s’ajouter à la longue liste des violences faites aux femmes au Sénégal. Le 1er janvier, Y. Fall, âgée de 58 ans, a succombé à ses blessures après une chute du deuxième étage d’un immeuble à Pikine, survenue le 29 décembre 2025. Selon les informations rapportées, cette chute serait la conséquence directe des violences exercées par son compagnon.
Pour le collectif Luy Jot Jot Na, il s’agit du premier féminicide médiatisé de l’année 2026, un signal alarmant qui rappelle que les violences patriarcales demeurent profondément enracinées dans la société sénégalaise.
"Un an plus tôt, l'année 2025 débutait déjà par l'annonce de la mort de Diary Sow, âgée de seulement 12 ans, à qui la vie a été violemment arrachée. Sur l'ensemble de l'année 2025, au moins 18 féminicides ont été médiatisés, faisant de cette période l'une des plus meurtrières pour les femmes au Sénégal. Ces meurtres sont pourtant évitables et ne constituent que la partie émergée de l'iceberg des violences faites aux femmes au Sénégal. En ce début d'année 2026, les faits rapportés par la presse sont glaçants : agressions nocturnes, viols collectifs, pédophilie, viols sur mineures, enlèvements et séquestrations", indique l’organisation dans son communiqué.
En ce début d’année 2026, plusieurs faits divers rapportés par la presse renforcent ce constat inquiétant.
"Aux abords du camp de transmission, une femme a été interceptée à l'aube, dépouillée de son téléphone et violée à tour de rôle sous la menace d'un couteau. À Sendou, une fille de 10 ans a été séquestrée et violée par un agent de sécurité. À Biscuiterie, une enquête est ouverte pour l'enlèvement et le viol d'une femme handicapée mentale de 25 ans", rappelle le communiqué.
Autant de cas qui, bien que présentés comme isolés, s’inscrivent selon les défenseurs des droits des femmes dans un continuum de violences verbales, physiques, psychologiques, sexuelles et économiques.
"Cе sont NOS sœurs, NOS mères, NOS femmes, NOS filles". Il paraît clair qu'au Sénégal, la vie des femmes n'apparaît précieuse que lorsqu'elles sont rattachées à un homme. L'usage systématique de pronoms possessifs pour parler les femmes trahit l'inconscient collectif national. Serions-nous dignes de vivre en tant que femmes que si nous sommes la propriété d'un homme ?", s’indigne le collectif.
Le poids des mots et la responsabilité des médias
Luy Jot Jot Na pointe également la responsabilité des médias dans le traitement de ces affaires. En parlant de "chute", de "mort suspecte" ou de "différend conjugal", certaines couvertures médiatiques contribueraient à minimiser la gravité des faits et à banaliser les crimes sexistes.
"Nous interpellons la presse : chaque mot qui minimise une violence renforce un système qui écrase, viole et tue les femmes. Les mots comptent, encore plus lorsqu'il s'agit de la dignité et de vies humaines. Or en produisant du sens, les médias façonnent la compréhension collective de la violence et influencent directement la réponse politique et judiciaire. Ce premier féminicide de 2026 n'est donc pas un accident. Il est le résultat d'un abandon politique, d'une impunité persistante et d'une complaisance médiatique", insiste le collectif, qui appelle à une terminologie plus juste et plus respectueuse de la dignité des victimes.
Des exigences claires à l’État
Face à ce qu’il qualifie d’abandon politique et d’impunité persistante, Luy Jot Jot Na exhorte les autorités à aller au-delà des discours
"Nous rappelons à l'État que nommer les féminicides est un premier pas, mais largement insuffisant. Nous exigeons leur reconnaissance juridique, la mise en place de véritables mécanismes de prévention et de protection des survivantes de violences basées sur le genre".
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