Gagner ou périr, ils sont nombreux les hommes politiques qui en sont conscients. Des cercueils politiques, il y en aura à Sédhiou au lendemain des élections locales de dimanche. « Des inconnus, qui n’ont aucune crédibilité, ont été parachutés par le directoire national comme mandataires ». Cette accusation de Kéba Dramé, le coordonnateur régional de l’Alliance Pour la République (Apr), parti aux élections sous la bannière du mouvement Tekki se paiera d’une manière ou d’une autre au soir du scrutin.
Le haut conseiller de la République, Mamadou Lamine Diawara, sous le coup de la colère, a quitté ses camarades de parti pour emprunter, le temps de la campagne, les couleurs de Tekki pour le siège départemental. S’il perd, cela conforterait le député Boubacar Biaye qui a remis en question sa popularité. Ce qui va amener le parti à douter à jamais de lui. Mais s’il gagne, Boubacar Biaye est cuit pour de bon et devra chanter ses cantiques ailleurs.
Il en est de même pour le président directeur général du conseil sénégalais des chargeurs (Cosec). En effet, Abdoulaye Diop de benno bokk yaakaar est tenu de prouver à ses adversaires de parti qui sont allés sous le coup de la colère à l’Elan de Sitor Ndour, au Mpc de Ali Camar et au Tekki de Mamadou Lamine Diallo, que le parti a fait le meilleur choix sur sa personne. Au cas contraire il va se désigner lui-même la voie de sortie.
Les frondeurs, que sont Balla Moussa Daffé, Omar Kanté, Ali camara, et Kader Tall qui voulaient diriger la majoritaire communale en vain, sont aussi soumis à l’épreuve de Sisyphe : gagner ou périr.
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