Dialogue national : La société civile valide le format de proximité mais exige une inclusion « sans filtre »
Réuni ce lundi 18 mai 2026 à Dakar pour analyser les avant-projets de lois proposés par le Président Diomaye Faye, le consortium des organisations de la société civile (Cosce) en a profité pour saluer le nouveau format de la journée du dialogue national.
Réaménagée en raison de la coïncidence avec la Tabaski, celle-ci se fera cette année dans une approche directe. En effet, le Président de la République a décidé de faire une série de consultations « directes » avec des personnalités et représentants des forces vives de la Nation, du 21 au 31 mai 2026.
Le Cosce qui salue cette initiative dit « prendre acte » de ce choix dicté par une volonté du chef de l'État de concilier l'exigence du dialogue républicain avec le respect des impératifs spirituels lié à la célébration de la Tabaski. D'ailleurs, selon, Moundiaye Cissé et ses pairs, « cette approche, plus souple et plus innovante, répond à un appel permanent de la société civile plaidant pour des espaces d'échange plus accessibles et davantage centré sur l'écoute citoyenne ».
Toutefois, le consortium recommande fortement que ces concertations soient organisées dans un format véritablement inclusif, participatif et sans filtre excessif, afin que toutes les sensibilités politiques, sociales, économiques, religieuses, culturelles et communautaires puissent librement prendre part aux discussions.
La société civile estime, en effet, que le dialecte national ne saurait se limiter exclusivement aux réformes institutionnelles ou électorales envisagées. « Il doit également intégrer les préoccupations réelles et quotidiennes des Sénégalaises et des Sénégalais notamment la situation économique et le poids de la dette publique, la transparence des finance publiques, les tensions du front social, les questions liées à l'emploi des jeunes, le coût de la vie, l'accès aux services sociaux de base, les défis liés à l'éducation, à la santé et à la justice sociale, ainsi que toutes les problématiques susceptibles de renforcer durablement la paix social, le vivre ensemble et la cohésion nationale », détaille le consortium dans une déclaration commune.
Le Cosce plaide pour une inclusion sans filtre : des anciens Pm aux « Jakartamen »
Pour que ce processus de dialogue soit une réussite totale, le consortium insiste sur un impératif d'inclusivité absolue. Il réclame un espace de discussion où toutes les sensibilités auront voix au chapitre.
Ainsi, il recommande que ces concertations nationales associent : « les anciens présidents de l'Assemblée nationale, les autorités religieuses et coutumières, les leaders communautaires, les organisations de femmes, les organisations de jeunesse, les associations de personnes vivants avec un handicap, les acteurs culturel et artistiques, les universitaires intellectuels, les syndicats, les acteurs des médias, les organisations professionnelles, les commerçants, les travailleurs du secteur informel notamment les Jakartamen et les marchands ambulants ».
La société civile invite, par ailleurs, l'opposition à répondre « favorablement à cette initiative de concertation initiée par le chef de l'État ». Elle réaffirme également « sa disponibilité à accompagner toute dynamique sincère de dialogue de médiation et de concertation visant à préserver la stabilité du Sénégal, renforcer la confiance entre gouvernants et gouvernés et consolider les fondements démocratiques de notre pays ».
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