Elles ne sont pas moins d’une quinzaine. Parmi lesquelles, et pour la première fois, trois femmes. Cette démultiplication de candidatures émane de la société civile, des indépendants et des partis politiques. Même, si, elle avance masquée, la candidature religieuse est loin d’être absente. Pour dire, que jamais, une élection présidentielle n’a autant suscité d’intérêt au Sénégal. Pour se faire une idée, tâter le pouls de l’opinion publique nationale, votre site est allé à la quête de l’info…
‘’Relève générationnelle’’, disait au cours de la cérémonie de dédicace de son dernier ouvrage, Oumar Khassimou Dia. Justement, parlant de génération, la majorité parmi les candidats pré annoncés, a juste cinquante ans, ou un peu plus. Une génération post/ indépendance. Ce sont, entre autres; Fatou Tambedou, la Comtesse française. Bruno D’Erneville surgit d’on ne sait où ? Arona Coubma Ndoffène Diouf. Seydi Djamil Sy. Macky Sall. Idrissa Seck. Cheikh Tidiane Gadio…Face au challenge de la présidence de la république du Sénégal, ils seront en face à leurs aînés de la coloniale. Ce sont, entre autres ; Abdoulaye Wade, Moustapha Niasse, Ousmane Tanor Dieng, Moussa Touré, Doudou Ndoye…La fougue de la jeunesse viendra-t-elle à bout de la maturité de l’ancienneté ? Plutôt, revisitons ces candidatures afin d’y apporter le maximum d’éclairage. Pour le sénégalais lambda, même, pour l’autre plus informé, il existe d’illustres inconnus au peloton. Comprenez, que leurs noms ne disent absolument rien à une très grande majorité d’électeurs. C’est, notamment, le cas pour Fatou Tambedou, une Comtesse française ? Moustapha Samb, professeur dans les instituts universitaires public ou privé de journalisme ? Arona Coumba Ndoffène Diouf. Un professeur d’université en exercice aux Etats-Unis ? Bruno D’Erneville, un ingénieur de l’aéronautique ? Tantôt, nous disions que la religion est très loin d’être absente de cette joute électorale parmi les plus cruciales de l’histoire politique contemporaine du Sénégal. C’est dans cette lecture, que certains observateurs n’ont pas manqué de faire de la présence de ce dernier – ( Bruno D’erneville - ). Oui, une candidature chrétienne. Même symbolique. Pour marquer ce qui a toujours fait à travers le monde, la singularité et la force de cette nation, le Sénégal ! Cependant que l’on parle un peu partout de genre, ne voila-t-il pas trois femmes au starting-block; Fatou Tambédou, Comtesse française, Amsatou Sow Sidibé, professeur d’université, Aminata Tall, enseignante ? Oui, une candidature chrétienne symbolique, ne serait-ce que pour faire oublier celle très trouble de Jacques Senghor. Porté disparu depuis, il n’a à ce jour soldé son compte financier avec le trésor public. Et son épouse, une expatriée française avait été trouvée assassinée dans des circonstances non encore élucidées…Pour finir avec le volet sur ces candidats inconnus des électeurs, ces quelques remarques. De la dame Astou Mbengue. Une citoyenne au diapason de la société ; ‘’ On ne s’engage jamais dans une élection présidentielle sans but inavoué ! Remarquez la barre de la caution financière a été remontée jusqu’à soixante cinq millions de francs Cfa. Donc, ces inconnus ; s’ils y vont vraiment, ne manqueront point de crédibilité.
Et, puis, pour cette présidentielle de Février 2012, avec la démultiplication des candidatures, les frictions et les schismes pré électoraux pré annoncés, ces inconnus peuvent faire la différence à tout moment !’’. Palla Ndiaye, un poissonnier de Soumbédioune ; ‘’ J’avoue que c’est devenu une nébuleuse où, je peine à discerner. Je n’ai toujours pas le temps d’écouter la radio, de voir la télévision, c’est pourquoi, je n’ai aucune idée de ces inconnus déclarés candidats à l’élection présidentielle de Février 2012. Ils ne disent rien aussi à mes enfants. D’ailleurs, ceux-ci ne sont pas trop intéressés par la chose politique !’’. Dans cette décisive joute électorale mettant en prise deux générations parmi celles qui auront eu à marquer indubitablement l’histoire politique contemporaine du Sénégal, des candidatures plurielles, éclectiques. Remarquable de cette disparité marquante de l’échiquier politique national. Un vrai melting pot. Trois catégories caractérisent ces candidatures. Les indépendants, les politiques, et la société civile. Chez les indépendants, on peut ranger, entre autres ; Fatou Tambédou, Comtesse française. Brunon d’Erneville. Arona Coumba Ndoffène Diouf, Ibrahima Fall, Moussa Touré, Moustapha Samb…, chez les politiques, entre autres ; on peut noter ; Aminata Tall, Cheikh Tidiane Gadio, Macky Sall, Idrissa Seck, Doudou Ndoye, Ousmane Tanor Dieng, Moustapha Niasse, Abdoulaye Wade…Pour la société civile, entre autres, on peut déjà noter ; Amsatou Sow Sidibé, Seydi Djamil Sy, Oumar Khassimou Dia…
Donc, voilà les candidatures pré annoncées en Février 2012. D’illustres inconnus face à des notoriétés sur l’échiquier national. Face au candidat sortant, Me Abdoulaye Wade, annoncé sur les starting-block malgré les contestations, et qui tient à parachever ses projets, raffermir son bilan ; les uns et les autres présentent de curieuses similitudes. Ils pêchent par absence de programmes. Même des côtés des deux Bennos. Mais, oui, un programme crédible à proposer aux sénégalais comme alternative ? Toujours parmi ces singulières similitudes chez nos candidats à la présidentielle de Février 2012, leur double nationalité. Ils en ont tous deux. Hormis le cas du président sortant, Me Abdoulaye Wade, et où, certains juristes ne manquent pas d’invoquer la non rétroactivité, dans la nouvelle constitution, dans elle marquante de son premier mandat allant de 2000 à 2007, il a été bien stipulé, que ne pourra aspirer à être désormais président de la république du Sénégal, une personne disposant d’une double nationalité. Or, c’est quasiment le cas pour tous ces candidats pré annoncés. Fatou Tambédou, Comtesse française, Bruno d’Erneville, Moustapha Niasse, Ousmane Tanor Dieng…disposent de la nationalité française. Idrissa Seck, Cheikh Tidiane Gadio, Macky Sall…, ont décroché, on ne sait justement comment, une nationalité des Etats-Unis d’Amérique. D’ailleurs, pour tous les autres candidats, eu égard à leur cursus, leur background, rien n’indique, qu’ils ne disposent pas, eux aussi, d’une double nationalité ? Encore une fois, rien ne vaut le baromètre de l’opinion.
A ce titre, ces deux points de vue. Mbaye Faye, quadragénaire, conseiller municipal ; ‘’ Si, cette disposition existe, c’est une évidence que beaucoup parmi ces candidatures seront rejetées. Mais, sincèrement, je m’interroge toujours, si tous gens déclarés seront effectivement candidats ?’’. Oulimata Sèye, trentenaire, ménagère ; ‘’ Nii da gnô sakane toroop ! (Ces gens là, sont très nombreux) ‘’ Ma ne gnou ci beuré, haw malèn ne’’ ( Moi, ils sont nombreux que je ne connais pas). Une dernière remarque pour conclure. Le point de vue d’Oulimata Sèye, la ménagère, n’a point manqué de nous ramener à la réflexion de cette célèbre sénatrice, membre du bureau du Sénat ; ‘’ Maintenant que le Sénégal est devenu un pays émergent, n’importe qui peut surgir de n’importe où, pour aspirer à le diriger ! Justement, ils ne seront jamais élus puisque les sénégalais lambda ne les connaissant pas ! Les sénégalais lambda ont la particularité de ne pas aimer les opportunistes ! Les arrivistes, et autres situationnistes !’’. Et si, c’était vrai ?
Auteur: Bitimrew
Publié le: Jeudi 29 Septembre 2011
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