Elargir le processus de révision du code pétrolier. C'est ce qu'exige le Forum civil qui rappelle avoir demandé à disposer, en vain, de la dernière mouture du projet de code, afin qu'elle soit partagée avant sa proposition pour vote aux députés de l'Assemblée nationale. Au lendemain de l'ouverture de la session ordinaire de l'Assemblée nationale, vendredi dernier, la Coalition publiez ce que vous payez (PCQVP), membre de la société civile, insiste sur le partage du document, convaincue qu'il n'y a aucune urgence à faire passer au vote ledit projet de code sans consensus avec les acteurs. Abdou Aziz Diop, membre du comité directeur de PCQVP s'en explique dans cet entretien accordé à Seneweb.
"Nous n'avons pas jusqu'à ce jour eu accès à la dernière mouture du code"
"Que ce soit la loi sur le code pétrolier, le local content, le président de la République a demandé que tout soit bouclé avant fin septembre", rappelle-t-il d'emblée. Assimilant l'absence de partage du projet de code à "une rétention d'information", étant donné que "la volonté ou la recommandation du président de la République n'a pas été mise en œuvre jusqu'à ce jour". Parce qu'au niveau du Forum civil, "nous avons des équipes pluridisciplinaires dans tous les domaines, nous sommes partie prenante, mais nous n'avons pas jusqu'à ce jour eu accès à la dernière mouture du code".
Portant, "Nous avons écrit au ministre du Pétrole pour demander l'avant-projet", sans suite. Alors que "Les communautés décentralisées ou les communautés riveraines seront impactées comme Cayar ou Guet-Ndar (Saint-Louis) qui n'ont pas été associées. Le gaz et le pétrole seront exploités dans ces zones. Nous demandons que cette loi soit partagée avec tous les acteurs pertinents, avant qu'elle ne soit validée par l'Assemblée, où le gouvernement dispose d'une assemblée mécanique". Laquelle majorité, "n'a pas la technicité ou l'expertise pour pouvoir voter. Cette loi risque d'engager le pays pour 20 ou 30 ans. L'exploitation de la pêche sera impactée, (donc) il faut des mesures alternatives", insiste Aziz Diop. Avant de rappeler que "Le Sénégal a changé de paradigme: de pays demandeur nous sommes (devenus) un pays convoité. Il n'y a pas d'urgence pour pouvoir accélérer cette loi. Tous ces contrats, toutes ces conventions sont à l'avantage des entreprises. Même l'Etat n'y gagne pas", regrette-t-il.
?Toutes choses qui font que, "Si le code passe à l'Assemblée, nous allons…. Nous avons nos stratégies", met en garde le membre de PCQVP.
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