Pouvoir : Cheikh Yérim Seck évoque des signes de décrispation entre Diomaye et Sonko
Pour le journaliste et chroniqueur politique Yérim Seck, la scène politique sénégalaise est marquée ces derniers jours par plusieurs signaux concordants laissant entrevoir une décrispation progressive entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko. « La politique n’est que signes », affirme Cheikh Yérim Seck.
À ses yeux, l’un de ces signes forts réside dans la visibilité institutionnelle accrue du chef de l’État, notamment à travers l’installation d’un siège présidentiel sur la VDN, loué pour deux ans. Un symbole politique assumé, destiné aussi à rappeler aux militants de PASTEF, à chaque passage, qui est le président de la République.
Autre indice majeur relevé par le chroniqueur : « La mention explicite d’Ousmane Sonko, en tant que Premier ministre, dans l’adresse à la Nation du 31 décembre. Un fait rare, presque inédit dans les discours de fin d’année, traditionnellement centrés sur l’action présidentielle. »
Pour Cheikh Yérim Seck, cette citation constitue « un signal d’apaisement et de reconnaissance institutionnelle, rompant avec la froideur observée auparavant ».
Dans le même temps, note-t-il, les attaques politiques de Sonko contre Diomaye ont nettement diminué. « Le Premier ministre adopte désormais un profil bas, contrastant avec sa posture antérieure plus combative ».
Cette retenue traduirait une prise de conscience stratégique : « On ne peut pas être au front contre tout le monde en même temps. »
Cheikh Yerim Seck souligne également certains mouvements du côté présidentiel. La mise en place d’une commission au ministère de la Justice, susceptible de relancer le dossier Mame Mbaye Niang-Ousmane Sonko, intervient parallèlement à la perspective d’un référendum portant sur la réforme du Conseil constitutionnel et la modification du Code électoral. Pour le chroniqueur, cette simultanéité n’a rien d’anodin et participe d’un jeu de pressions et de rééquilibrage.
Tous ces éléments, pris ensemble, alimentent l’idée d’une « désescalade calculée ». Selon Cheikh Yérim Seck, Ousmane Sonko aurait compris qu’une crise prolongée au sommet de l’État ne joue pas en sa faveur et qu’une rupture ouverte avec le président serait politiquement contre-productive.
D’où, conclut-il, des discussions discrètes, visant à instaurer une paix politique pragmatique entre les deux hommes. « Une paix fragile, certes, mais dictée par la nécessité de gouverner et de préserver la stabilité institutionnelle ».
Commentaires (3)
Un mec qui se croit tellement intelligent pensant qu’il d’adresse à des incultes. Ici ce n’est plus aux temps des anciens présidents de la sous régions. Les gens pensent comme toi, analysent comme toi, lisent et se posent des hypothèses comme toi.
Yerim SECK réveille toi, il ya au moins plus de 7millions de Sénégalais plus cultivés que toi. Les africains se sont réveillés maintenant.
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