Des heurts ont éclaté en marge d'une manifestation contre la venue de Marine Le Pen à Nantes, le 25 février 2017. - AFP
Des heurts ont éclaté samedi au centre de Nantes en marge d’une manifestation pour protester contre la venue dimanche de Marine Le Pen qui a réuni entre 2.200 et 3.000 manifestants, selon des sources syndicales et policières. Des devantures de magasins ont été saccagées par divers projectiles et des pots de peinture. Des banques et arrêts de bus avaient été protégées dès le matin par des panneaux de bois.
La rue de Strasbourg apres le passage de la #manif. Vitrines cassées, tags et odeur de lacrymo... #Nantes #NantescontreleFN pic.twitter.com/IzeCONwk8l
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Selon un journaliste de l’AFP, des personnes qui se sont greffées au cortège ont lancé des projectiles en direction des forces de l’ordre qui ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogènes. Un gendarme a été blessé, a indiqué la police de Loire-Atlantique. Au moins une interpellation a eu lieu, selon des sources policières.
La BAC riposte à coup de lacrymo #Nantes #NantescontreleFN #manif pic.twitter.com/JpuFrpJeAe
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Des mouvements de l’extrême gauche à la manœuvre ?
Fortement encadrés par la police, les protestataires brandissaient des pancartes proclamant « FN imposture sociale » ou « le fascisme ne passera pas ». Les manifestants, s’étaient donné rendez-vous à la croisée des trams, place du Commerce, au cœur névralgique de Nantes, pour dire non à la présence annoncée de la candidate du FN à la présidentielle dans la grande ville portuaire. Marine Le Pen doit tenir un meeting dimanche après-midi au Zénith.
"Le #FN n'est pas un parti comme les autres" #Nantes #manif pic.twitter.com/QfEIRMm1me
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Parmi les manifestants, quelque 800, dont certains étaient encagoulés, appartenaient à des mouvements de l’extrême gauche, selon des sources policières. Réunis à l'appel du collectif nantais de refus des extrêmes droites, de la CGT, de la ZAD (Zone à défendre) de Notre-Dame des Landes, sous le slogan « Nantes debout soulève toi », les protestataires se sont dirigés vers une esplanade au pied du château des ducs de Bretagne.
« Les valeurs de notre syndicalisme de conquête sociale et celles de l’extrême droite sont absolument incompatibles », a déclaré Anthony Lemaire de la CGT 44, lors d’une prise de parole, un temps perturbé par des échauffourées. « Le FN défend les intérêts des possédants et du grand patronat même s’il s’efforce d’apparaître comme une solution pour ceux qui sont en difficulté », a-t-il ajouté.
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