MAROC-SÉNÉGAL ; UN HOLD-UP AVORTÉ (Par Diène Farba Sarr)
Je me tairai sur le pamphlet d’Emile Zola qui me taraude encore l’esprit mais je crierai avec la dernière énergie de ma voix ma révolte. Je protesterai non pas pour émouvoir l’opinion mais pour ne plus avoir des sommeils hantés par l’arbitraire, le mensonge, le favoritisme. Pendant cette Coupe d’Afrique, la cruelle lumière de la vérité a fini par dévoiler les actes monstrueux des marocains qui étaient jusqu’à la cachés dans l’abîme de leur conscience . Tout au long de cette fête du football africain, des dérives arbitrales ont révélé le niveau d’agressivité de toutes les lois du football. Comment peut-on programmer à l’avance et avec un optimisme béat une victoire issue d’une compétition aussi aléatoire. L’entraîneur Regragui avait déjà la conviction que ce trophée de football, un des plus glorieux et mis en compétition, restera au Maroc. Certainement il avait déjà consulté les oracles des divinités et chacune de leurs opinions lui annonçait le succès, les augures et la victoire. Ce qu’il ne savait pas est que le football est régi par la pensée rationnelle, rigoureuse et logique. Pour gagner une Coupe d’Afrique, il faut respecter scrupuleusement les méthodes de travail pour garantir la haute qualité professionnelle. Cette conquête de l’exploit et de la consécration doit passer par l’exigence de la transparence et la vérité totale et non par des manœuvres, des intrigues, des tractations malhonnêtes et opaques menées par des serviteurs a gages, des colporteurs de ragots, des lobbyistes burlesques et impitoyables Un trophée aussi prestigieux n’est pas une simple récompense mais une reconnaissance publique et suprême du talent et du mérite. On ne badine pas avec cet événement. Au Maroc, l’injustice était dans toutes les langues. Et les coups bas pouvaient vite gangrener une équipe et rendre son quotidien insupportable. Pour comprendre notre vaillant coach Pape Thiaw je convoquerai Albert Camus à travers son essai majeur analysant la révolte comme refus de l’injustice et l’affirmation de la dignité humaine. A travers «l’homme révolté» il analyse la révolte comme une réponse à l’absurde et à l’injustice. Cet essai constitue une réflexion sur la nécessité de la révolte qui suscite à la fois l’adhésion enthousiaste et le rejet violent. Comme le disait un homme dans ses jours captifs, «jusque là Oui ! mais au delà Non ! » pour exprimer les limites qu’il ne faut pas franchir et qui oblige a dire non devant l’excès.
Le peuple sénégalais est décomplexé. Il est libéré de toute inhibition ou de gêne. Il est fier, résilient. Et par son expérience, sa capacité à rebondir, sa finesse dans la perception, sa dextérité, son approche psychologique qu’il a des choses, fait de lui un peuple de renommée et respecté dans la planète. Pour les sénégalais, le temps n’est plus où le glaive soumettait les peuples. L’événement de clôture relatif a la finale de la coupe d’Afrique suscita un déplacement vers la ville ou aura lieu la grande fête de football. Ainsi, Le destin immuable d’une rencontre épique opposa deux frères unis par le destin et l’histoire. Les soubresauts d’une rivalité secrète se répercutèrent sur l’itinéraire de Rabat qui fut tumultueux et infernal avec ses fissures et ses frictions qu’il fallait supporter. Tout a été planifié pour déstabiliser l’ équipe nationale du sénégal perdue dans un instant fugace inexplicable de la confusion. Un livre entier ne suffirait pour compter toutes les tracasseries traversées a cause d’êtres fumeux. Je vais enfumer le terrier pour en faire sortir les taupes et projeter sur leur visage charbonneux un flot de lumière pour que le monde puisse les identifier. Je dénonce Fouzi Lekjaa le Président de la fédération Royale Marocaine et membre du Conseil de la FIFA. Tiens ! tiens ! ses apparences me font dire que c’est un bourgeois nationaliste de droite ou du moins voilà ce que m’inspire mon intuition. La haine large qui lui tord les lèvres et son amour étroit me dicte son aversion solide contre l’Afrique noire. Je charge le Président de la FIFA Gianni Infantino, un complice dans ce scandale. Il ne se préoccupe que des questions financières. Ainsi les institutions comme la CAF et la FIFA, citées jadis comme exemple dans le monde furent déconstruites et transformées en jouets politiques servant au binôme malfaisant de fixer pour le football Africain un abominable agenda pour les compétitions à l’échelle internationale. Pour le cas du Sénégal, une succession d’événements précis, cohérents et convergents de sabotages psychologiques coordonnés dessinait un schéma expressif érigé contre notre pays de manière quasi exclusive. Les signaux finirent par devenir des alertes, des menaces potentielles. On ne parlera plus de coïncidence mais de ciblage. Pendant une longue période le Sénégal est dans le collimateur de la CAF avec ses curieux avatars.
Après cette finale atypique, les commentaires vont bon train et ce que l’humanité retient est que la CAF corrompue n’hésita une seconde à imputer toutes les carences, toutes les défaillances du pays organisateur au Sénégal qui devait le payer cash. Le Maroc fut totalement absous car n’étant pas le point de mire des comploteurs a l’affut. Comment vouloir sanctionner une victime et protéger un bourreau ? Quel paradoxe! Le vrai combat n’est pas contre un pays mais contre des dysfonctionnements structurels terrifiants notés dans l’organisation.
Ce binôme malfaisant ne s’intéresse guère aux innombrables scandales marocains mais se cramponnaient comme des larrons sur l’article 82 du code de discipline. Or le retour salvateur de l’équipe nationale du Sénégal sur le terrain annule les effets de l’article 82 car le penalty est tiré et le match a repris son cours jusqu’au coup de sifflet final de l’arbitre sous le regard approbateur de la commission arbitrale. La révolte de Pape Thiaw a éclaboussé tout un système avec ses conjurés.
Sur le terrain un arbitre Jean Jack Ndala, un grand chauve au sourire élastique et d’une silhouette amaigrie et rebondissante suivait au loin le ballon pour ne pas voir les faits de jeux. Le pauvre bonhomme accepta de se ployer sous le joug humiliant de la nécessité et du besoin pour enfreindre aux règles de la compétition en échange d’une obole de la charité. En définitive de longues ombres ont malheureusement assombri le tableau concernant cette épreuve sportive majeure impliquant une forte rivalité. Plusieurs manquements jugés répréhensibles ont été notés sans compter les défauts de rigueur : la faillite de la billetterie,l’ incompétence des autorités de la CAF et de le FIFA, les décisions arbitrales litigieuses, le malaise suspect de trois joueurs sénégalais dans les vestiaires et sur le terrain, l’histoire invraisemblable des vols de serviettes. Le vase était bien rempli. La remise du trophée se fera dans des tergiversations inexplicables et indescriptibles. Il était remis avec un égoïsme sans précédent, un aveu d’indifférence. Ainsi, ils exprimaient leur mépris par une inflation de sourires forcés traduite par un sentiment d’incrédulité et de raillerie légère. Ils venaient de confirmer l’aveu de taille d’un complot contre le Sénégal.
Diène Farba Sarr
Au Nom de la Patrie!
Commentaires (12)
L'heure est à l'apaisement.
L'heure est à la recherche de solutions pour libérer supporters senegalais emprisonné au Maroc.
Ce n'est pas l'heure de raviver des tensions.
Nous avons gagner la coupe de belle manière et la vie continue.
De grâce, arrêter de réveiller le diable et soyez positif.
Wassalam
Wakh pour wakh avec les quotes a la con from camus zola voltaire and the rest of the gang.
Le texte est très bien assaisonné, justement épicé et convenablement salé.
Les complotistes détestent ces questions
Qui ?
Quand ?
Où ?
Comment ?
Avec quelle preuve ?
“Je convoquerai Zola… Camus… ». Fallacieusement, il suggère que citer Camus c’est comme avoir raison. Albert Camus n’a jamais écrit sur la CAF, la FIFA ou l’arbitrage africain. Une citation philosophique n’est pas une preuve factuelle.
« Régragui savait déjà que le trophée resterait au Maroc ». Il n’y Aucune déclaration, aucun document, aucune source. Lire dans la tête d’un entraîneur n’est pas un fait. C’est un process d’intention.
« Une succession d’événements convergents prouve un ciblage ». Aucune démonstration de lien causal. Le football est rempli d’incidents logistiques sans complot. Une confusion entre corrélation et causalité.
« Tout a été planifié », « binôme malfaisant », « ciblage ». Aucun document ou élément matériel pour valider cette théorie complotiste. Le complot est affirmé, jamais démontré.
« Aversion contre l’Afrique noire ». Une essentialization dangereuse. Une accusation gravissime sans preuves. C’est juridiquement et moralement indigne.
« Grand chauve au sourire élastique ». L’apparence physique n’a aucune valeur argumentative. Votre argument sert uniquement à discréditer émotionnellement.
« Le Sénégal victime, le Maroc absous ». Un postulat moral posé avant l’analyse.. Ainsi, toute décision devient suspecte par définition.
Ce texte ne démontre rien : il remplace les preuves par l’indignation, les faits par des soupçons, et l’analyse par une mise en scène émotionnelle du complot.
Et dire que ce gars fait parti des hauts dirigeants de l’ere Macky “petit dictateur en devenir” Sall.
Le Sénégal doit une fiere chandelle A L’INTREPIDE Ousmane Sonko qui nous a permit de dégager cette fripouille qui nous servait de décideurs usurpateurs.
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