Diam’s n'en finit pas de conquérir son public avec ses chansons engagées. Elle a séduit, avant-hier, le public dakarois du 3e Festival mondial des Arts nègres, lors de son concert à la Place des l’Obélisque.
«Vous ne pouvez pas savoir combien je suis heureuse d’être là. C’est la troisième fois que je donne un concert à Dakar. Et je vous annonce que ce concert est le dernier de l’année 2010. Donc, nous allons faire le plein. Est-ce que le public est chaud ? On a envie de donner le meilleur concert de notre vie aujourd’hui. Mais, pour cela, on a besoin du meilleur public de notre vie. Est-ce que le public sénégalais est le meilleur public du monde» ? C’est en ces termes qu’elle a dompté les milliers de mélomanes qui ont fait le déplacement à la Place de l’Obélisque, avant-hier.
Diam's, de son vrai nom Mélanie Georgiades, a ce talent inédit d’enchanter son public. Une complicité se crée autour des chansons. D’une voix sensuelle et émotive, elle invite la foule à un voyage musical spectaculaire.
Ce concert est offert gratuitement au public dakarois par la délégation générale du 3ème Festival mondial des Arts nègres. Les fans du rap ont dansé, chanté avec celle que l’on surnomme la princesse du rap français. Entre deux morceaux, Diam’s s’arrête pour lancer quelques messages. L’artiste a une bonne prestance sur scène. Le tube «ma France à moi», plonge le public dans l’hystérie.
Après avoir dénoncé les maux de la société française, elle lâche : «ma France à moi est belle comme les sénégalaises». L’artiste court dans tous les sens sur scène, invite le public à lever les mains et à applaudir. Musulmane, elle s’est habillée aux couleurs de l’Islam, le vert.
«Petit cœur est tombé sur une bombe. Petit cœur est tombé et ça fait mal», dit-elle avant de décrypter à l’endroit du public le sens du mot Big Up transcrit sur son tee-shirt. Big Up est une Fondation qu’elle a créée pour aider les centres d’accueil et les orphelinats dans la prise en charge des enfants démunis en Afrique. «Je jure sur l’honneur et devant Dieu qu’on ne prendra plus un centime sur l’Afrique. Il faut rendre à l’Afrique ce qu’on a pris à l’Afrique (allusion faites à l’esclavage et à la colonisation)», soutient-elle.
Les platines du Dj replongent le public dans une ambiance électrique. Et Diam’s de lancer au public, «est-ce que vous avez de la force dans vos jambes ? Alors à gauche, à gauche ; à droite, à droite». Un spectacle époustouflant. Surexcitée, la foule imite la star française dans ses moindres faits et gestes sur scène. La communion est au summum.
Les textes de Diam’s sont très engagés. Elle dénonce sans ambages les maux comme l’hypocrisie, les violences faites aux femmes, l’injustice, la pauvreté, la mal gouvernance et l’«émigration choisie» du président français, Nicolas Sarkozy. Toutefois, sur un autre registre, la princesse du rap français chante aussi l’amour, la fraternité humaine, la solidarité… Bref, Diam’s chante la vie.
Le drapeau du Sénégal autour du coup, elle se félicite de l’organisation de ce 3ème Festival mondial des Arts nègres. A son avis, ce qui manque dans cette vie, c’est l’amour entre les hommes. A 22h 35, elle a voulu prendre congé de son public qui en demandait encore. La fête s’est poursuivie. Toute séparation est douloureuse, hélas, il y a une fin à toute chose. Diam’s laisse derrière elle un public insatisfait.
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