TAMBACOUNDA : DES PRODUITS CONTREFAITS ET PROHIBÉS D'UNE VALEUR DE PLUS DE 524 MILLIONS F CFA RÉDUITS EN CENDRES
La Subdivision régionale des douanes de Tambacounda a célébré la Journée internationale de la douane, à l'instar des autres localités du pays. Plusieurs activités ont rythmé la journée d'hier qui a été clôturée dans l'après-midi par l'incinération, à la sortie de la ville, de produits contrefaits et prohibés saisis d’une valeur de plus de 524 millions F CFA.
Il s'agit de 377 millions F CFA de médicaments, plus de 82 millions F CFA de chanvre indien en termes de valeur sur le marché noir et 63 millions F CFA de cigarettes, chichas, sachets plastiques, entre autres. C'était en présence du gouverneur Guedj Diouf, du préfet Alioune Badara Mbengue, du commandant des sapeurs-pompiers et du colonel de la gendarmerie.
Le colonel Issa Ndiaye, directeur régional des douanes du Sud-Est, précise que les produits incinérés ont été saisis par la subdivision des douanes du Sud-Est. Il a salué le travail effectué par les différentes forces de défense et sécurité, avant de réaffirmer la volonté de la douane de barrer la route aux faussaires et aux trafiquants, soulignant que ces saisies viennent des pays limitrophes. Il a également lancé un appel à la poursuite de la collaboration citoyenne des populations avec les forces de défense et de sécurité pour assurer la protection de la région.
Commentaires (3)
C'est tés le travail abattu. nous vous en félicitons.
Par ailleurs le fait de les bruler a un impact négatif sur environnement avec le réchauffement climatique.
Merci de la compréhension
Au Sénégal, l’incinération à l’air libre de produits pharmaceutiques périmés et de drogues saisies demeure, depuis l’indépendance jusqu’à nos jours, une pratique récurrente.
Elle est souvent mise en scène, filmée et largement relayée dans la presse — surtout à la télévision — comme une preuve de fermeté de l’État et d’efficacité de l’action publique.
Mais derrière ces images spectaculaires et rassurantes, une question essentielle reste étrangement absente du débat public : peut-on protéger la santé publique en recourant à des méthodes qui polluent durablement l’environnement et exposent populations et agents publics à des substances hautement toxiques ?
La dispersion de dioxines, de furanes et de particules fines, la contamination progressive des sols et des nappes phréatiques, ainsi que les risques sanitaires à long terme, ne constituent-ils pas une menace sérieuse pour la santé, l’agriculture et la sécurité hydrique du pays ?
À force de privilégier la communication immédiate et l’impact médiatique, nos autorités n’ont-elles pas sous-estimé — voire ignoré — le danger silencieux de ces pratiques, transformant une action censée protéger en un risque environnemental et sanitaire majeur ?
Ces méthodes sont-elles compatibles avec les engagements internationaux du Sénégal, notamment les Conventions de Stockholm et de Bâle, ainsi qu’avec les objectifs nationaux de développement durable ?
Pourquoi persister dans des pratiques archaïques, visibles mais dangereuses, alors que des solutions plus sûres, encadrées et écologiquement responsables existent et sont déjà mises en œuvre ailleurs ?
N’est-il pas temps de passer d’une logique de communication à une véritable stratégie nationale de destruction sécurisée, éco-responsable et conforme aux standards internationaux, par souci de cohérence, de responsabilité et de respect des générations futures ?
Mamadou WELE
Inspecteur à la retraite – Kolda
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