NBA : Les Knicks à une victoire des Finales après une démonstration collective au Game 3
Un collectif soudé des deux côtés du terrain, une impression de facilité déconcertante et une domination physique absolue. Pour la première fois de l'histoire de la franchise, les New York Knicks mènent 3-0 en finale de la conférence Est après leur victoire 121-108 sur le parquet des Cleveland Cavaliers samedi soir. Menés par un Jalen Brunson une nouvelle fois magistral (30 points), bien épaulé par Mikal Bridges (22 points) et OG Anunoby (21 points), les Knicks ne sont plus qu'à un succès d'un retour en Finales NBA, une première depuis 1999.
Malgré une avance historique et un dixième succès consécutif dans ces playoffs, l’euphorie n'a pas sa place dans le vestiaire new-yorkais. Face aux journalistes après la rencontre, Karl-Anthony Towns (KAT) a immédiatement donné le ton sur la mentalité du groupe : « On doit aborder le prochain match avec le même niveau de désespoir que si on était à 0-0. » Un discours d'une grande maturité, immédiatement relayé par son coéquipier OG Anunoby : « Comme l’a dit KAT, il faut arriver avec cette rage, cette urgence, comme si la série était à 0-0. Ce soir, c’est du passé. Tout ce qui compte maintenant, c'est le focus sur le prochain match. On y va pour essayer de gagner ce match. »
Au-delà de ces déclarations, la grande satisfaction de la soirée côté new-yorkais réside dans la santé d’OG Anunoby. Officiellement de retour après une alerte aux ischio-jambiers contractée plus tôt dans le mois, l'ailier fort a confirmé se sentir « de mieux en mieux » sur le terrain, une montée en puissance validée par une solide ligne de statistiques.
Cette alchimie collective est aussi le fruit du sens du sacrifice de Karl-Anthony Towns (13 points, 8 rebonds, 7 passes). Interrogé sur son rôle de facilitateur ce soir, le pivot a expliqué sa lecture du jeu : « Il s'agit simplement de ressentir le match, c’est le jeu qui me dicte ce que je dois faire. Dans le premier quart-temps, l'objectif était d'être agressif vers le cercle. Ensuite, quand j'ai vu qu'OG et mes autres coéquipiers commençaient à enchaîner les tirs, mon rôle a évolué. Je suis devenu une plaque tournante pour distribuer et faciliter le jeu pour les autres. »
Towns a également tenu à souligner l'impact de l'encadrement technique avec l’entraîneur Mike Brown.
« Pour une première saison avec un nouveau coach, on affiche une unité incroyable. Il tire le meilleur de nous, et nous tirons le meilleur de lui. »
Cette symbiose collective est en train d'écrire l'histoire. New York affiche actuellement un True Shooting Percentage (TS%) de 62,5 %, soit le pourcentage d'efficacité au tir le plus élevé de toute l'histoire des playoffs NBA. Une efficacité clinique qui s'est encore vérifiée ce soir : les Knicks ont rendu une copie presque parfaite à 55,8 % de réussite globale (43/77) et un solide 24/27 aux lancers francs. Si Cleveland a tenté un rapprochement en fin de match, le facteur X est venu du banc : Landry Shamet a climatisé la salle avec trois paniers à 3-points consécutifs en l'espace de 99 secondes dans le quatrième quart-temps, faisant passer le score de 96-94 à 105-94 pour définitivement tuer le suspense.
Dans l'histoire de la NBA, seules sept équipes ont réussi à aligner 10 victoires de rang sur une seule campagne de playoffs. La dernière en date ? Les Boston Celtics en 2024, sacrés champions dans la foulée. Plus impressionnant encore : sur ces 10 victoires des Knicks, 9 ont été acquises par un écart à deux chiffres, avec une marge moyenne de +22,5 points. Si les Knicks s'imposent lundi soir lors du Game 4 à Cleveland, ils décrocheront leur deuxième coup de balai (sweep) consécutif. Un scénario idéal sur le papier, mais qui amène une vraie question stratégique.
Les Finales NBA ne débutant que le 3 juin, un triomphe lundi offrirait aux New York Knicks neuf jours complets de repos en attendant le vainqueur de la finale de l'Ouest entre les San Antonio Spurs et l'Oklahoma City Thunder (une série qui jouera au moins 5 matchs). Pour une équipe au jeu physique intense, ce break prolongé est une bénédiction pour soigner les organismes. Mais attention au revers de la médaille : un arrêt si long ne risque-t-il pas de briser ce rythme offensif historique et d'essouffler la dynamique ? Dans ce contexte, une défaite lors du Game 4 à Cleveland ne serait en rien catastrophique ; elle permettrait de garder le groupe sous pression compétitive.
Du côté des Cavaliers, l'entraîneur a d'ailleurs reconnu la supériorité de New York, concédant que les Knicks s'étaient montrés extrêmement physiques et étaient entrés sur le terrain avec une énergie largement supérieure. Face à l'histoire — aucune équipe n'ayant jamais remonté un déficit de 3-0 en playoffs NBA (0-156) — l'objectif de Cleveland est désormais simple : en gagner un, et voir venir. Rendez-vous lundi soir pour savoir si la "mentalité 0-0" des Knicks scellera définitivement le sort de cette série.
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