Depuis l'élection de François Hollande, la situation des Ivoiriens à
Paris s'est améliorée. Relativement. On les parque toujours à l'occasion
des (si nombreuses) visites de Ouattara. On les humilie moins. Dans la
presse, on commence même, sinon à les écouter, au moins à les entendre.
Pour preuve, la chronique, en ouverture du Point, un des quatre
newsmagazines français, de Patrick Besson, la semaine dernière.
Consacrée au livre de notre ami Kouamouo, J'accuse Ouattara (édition du
Gri-Gri), elle expose pour la première fois dans la presse française la
somme des massacres perpétrés de façon certaine par les rebelles liés à
Ouattara et propose, là encore pour la première fois, l'hypothèse d'une
élection au résultat pas si net qu'on le dit, une élection dont on
aurait du recompter les suffrages, une élection qu'on aurait peut-être
même pas du pousser Gbagbo à l'organiser, tant le désarmement rebelle
n'était pas effectif et tant il corrompait d'avance tous les principes
démocratiques. La France, d'une hypocrite amnésie (ou le contraire),
vient, suite aux dernières attaques armées, de réclamer le désarmement
en Côte d'Ivoire. Avouant ainsi combien celui-ci avait peu compté dans
l'estimation de la situation réelle du pays en 2010 au moment de
procéder au scrutin. Le Désarmement figurait pourtant dans toutes les
versions de tous les Accords politiques signés sous la haute
bienveillance de l'ONU.
il y a 13 ans
8,579 Lectures
2 Commentaires