La famille de Moustapha Fall, 36 ans, dénonce des zones d’ombre autour de la mort de leur proche, survenue au commissariat de Diamniadio dans des circonstances encore floues.
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La famille de Moustapha Fall, 36 ans, dénonce des zones d’ombre autour de la mort de leur proche, survenue au commissariat de Diamniadio dans des circonstances encore floues.
A la veille du verdict du fameux procès de la traque des biens mal acquis impliquant Mr Karim Wade, une sourde inquiétude règne chez les Sénégalais. Mais gardons la juste proportion des choses ! Ce 23 mars 2015 ne sera très probablement pas le début d’une guerre civile entre les troupes bleues de Ndiombor et l’armée mexicaine de Benno Bokk Yakaar !
Il dit attendre avec sérénité la décision qui sera rendue dans l’affaire Karim Wade, le 23 mars prochain. Sidiki Kaba, Garde des Sceaux, rappelle l’indépendance de son département, dans cette affaire. «Le ministère ne peut poser aucune forme de décision quoi qu’il en soit.
Le week-end passé, les déclarations de Me Amadou Sall à Guédiawaye et la série d’arrestations effectuée à Pikine ont distendu un peu plus l’atmosphère, à quelques jours de la fin probable du procès de Karim Wade. Malgré cette agitation sociale, la jeunesse de la banlieue refuse d’être les agneaux du sacrifice du jeu politique.
A quelques jours du délibéré du procès de Karim Wade, les menaces foisonnent. Les déclarations de guerre font légion venant des militants du parti au pouvoir mais aussi des libéraux et de leurs alliés. Face à ces déclarations qui menaceraient la stabilité du pays, les femmes de la société civile ont lancé un appel au dialogue. «La cohésion sociale, la tolérance religieuse, l’entente ethnique colorée par la parenté à plaisanterie nous sont partout enviées. Et il n’est pas rare quand ça chauffe quelque part, que des fils ou des filles du pays soient appelés comme régulateurs pour apaiser les esprits et mettre de l’eau sur le feu», ont-elles servi comme argument pour légitimer l’appel qu’elles ont lancé ce vendredi. Un appel pour inviter les libéraux et leurs alliés, ainsi que les autorités, à être sereins.
Il y a bien des risques de confrontation, lundi, jour du verdict de l'affaire Karim Wade et Cie. Le Comité directeur du Parti démocratique Sénégalais a déjà sorti un communiqué invitant “toutes les militantes, tous les militants du Pds, tous les citoyens, à se mobiliser et à se présenter massivement dès les premières heures du matin à l'ouverture de l’audience de jugement de Karim Wade devant la Crei. Tous les membres du Comité directeur y seront et Me Abdoulaye Wade commentera sur place la décision rendue.
A trois jours du verdict du procès de son fils, Abdoulaye Wade bande les muscles et se fait entendre une nouvelle fois. “Ils n'ont qu'à faire ce qu'ils veulent, mais je n'accepterai pas qu'on condamne Karim”, dit-il, rapporte “L'Observateur”. Il recevait, hier, des membres du Front patriotique pour la défense de la République (Fpdr). Il précise qu'il ne veut pas brûler le pays qu'il a construit, mais si on le provoque, il répondra.
Depuis le début du procès de Karim, le 31 juillet 2014, Me Abdoulaye Wade ne s'est jamais rendu au tribunal. Seule sa femme, Viviane Wade, faisait le déplacement. L'ancien chef de l'Etat soutenait qu'il allait attendre le jour du délibéré pour aller s'expliquer avec le président de la Cour de répression de l'enrichissement illicite (Crei), Henry Grégoire Diop.
Les patrouilles opérées ces derniers temps dans la banlieue par les forces de sécurité sont fructueuses. Ce n'est pas que des pneus qui ont été ramassés par les services dépêchés par le Préfet et par la police (à la mairie de Djeddah Thiaroye-Kaw). “L'Observateur” renseigne que la gendarmerie a mis la main sur 300 coupe-coupe que des gens devaient venir récupérer. Il s'agit de 10 cartons contenant chacun 30 coupe-coupe. Un lot d'armes blanches qui était dissimulé dans des cartons de produits cosmétiques et de mèches pour femmes.
Les libéraux et leurs alliés sont avertis. Les forces de sécurité sont en alerte maximum et elles sont reçu des instructions fermes de ne tolérer aucun trouble à l'ordre public. Après des réunions de coordinations, notent des sources de Seneweb, des messages radio sont envoyés et tous les agents des commissariats, postes de police et brigades de gendarmerie réquisitionnés.