L’île française de Corse vit depuis deux semaines au rythme des tensions provoquées par l’agression d’un célèbre prisonnier indépendantiste...
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L’île française de Corse vit depuis deux semaines au rythme des tensions provoquées par l’agression d’un célèbre prisonnier indépendantiste...
L'assaillant d'Yvan Colonna est un codétenu radicalisé
En dépit des craintes sanitaires liées à la progression du coronavirus en France, les bureaux de vote ont...
Emmanuel Macron et le président du conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni, s’entretiendront par téléphone ce mercredi, a confirmé l’Elysée au lendemain de la décision de l’élu corse de ne pas se rendre à Paris compte tenu du “mépris” avec lequel ses demandes ont été accueillies selon lui par l’exécutif.
"La colère de nos concitoyens", "l'expression vivante d'une fracture territoriale et sociale": 12 des 13 présidents de région en France, de droite comme de gauche, interpellent l'exécutif sur le mouvement des "gilets jaunes" et demandent des "mesures d'urgence". "Ce serait une très grave erreur de caricaturer leur révolte en un mouvement extrémiste manipulé par l'ultradroite ou l'ultragauche", expriment les élus dans une tribune à paraître mardi dans l'Opinion, avant le discours attendu du président Emmanuel Macron.
Emmanuel Macron a exclu mardi toute “amnistie” des prisonniers corses et affiché sa volonté de conserver la Corse dans le “giron de la République”, lors de la commémoration de l‘assassinat du préfet Claude Erignac par un commando nationaliste il y a vingt ans. “La Corse, terre de fierté et de dignité, a été salie par ce crime”, a estimé le chef de l‘Etat à Ajaccio, lors de sa première visite officielle dans l‘île, estimant que les Corses refusaient qu‘on l‘habille du “bon nom de résistance”.
Le président du conseil exécutif de Corse, l‘autonomiste Gilles Simeoni, a exhorté mardi Emmanuel Macron, qu‘il doit rencontrer en fin de journée, à “ouvrir un nouveau chemin” qui aboutirait à un règlement de la question institutionnelle. Le chef de l‘Etat, jusqu‘à présent discret sur le sujet, se rend sur l‘île pour la première fois depuis son élection à l‘occasion du vingtième anniversaire de l‘assassinat du préfet Claude Erignac, à Ajaccio (Corse-du-Sud).
Le référendum sur l‘indépendance de la Catalogne, qui a plongé l‘Espagne dans la crise, a été observé avec intérêt dans les régions françaises traversées par des tentations autonomistes, voire indépendantistes, mais aucune comparaison ne peut être faite entre les situations qui prévalent dans les deux pays. En Corse, où la revendication est la plus puissante, même si elle reste minoritaire, les partisans de l‘indépendance estiment eux-mêmes que la question ne se posera pas avant dix ans.
Le Premier ministre français Manuel Valls a récusé mercredi la notion de "nation corse" et balayé toute idée d'une "séparation" d'avec la France après l'arrivée de dirigeants nationalistes au pouvoir dans l'île à la suite d'élections régionales mi-décembre. "Certains parlent d'une nation corse. Mais je ne sais pas trop ce que cela veut dire. Il n'y a qu'une seule nation, la nation française. Il est hors de question de revenir là-dessus", a-t-il déclaré dans une interview au quotidien Le Parisien.