Guerre en Ukraine : au moins 9 Guinéens enrôlés dans l’armée russe, dont 3 morts confirmés (rapport d’enquête)
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Guerre en Ukraine : au moins 9 Guinéens enrôlés dans l’armée russe, dont 3 morts confirmés (rapport d’enquête)
Traquer les fonctionnaires “fantômes” est l’objectif poursuivi par l’État guinéen depuis janvier, grâce à un recensement biométrique des agents qui sera achevé fin septembre. Déjà, le pays sait qu’ils sont exactement 105 757. Parmi ceux-ci, on dénombre plus de 11 000 agents fictifs… dont certains ont vingt-cinq ans d’ancienneté !
« Nous sommes beaucoup d`Africains venus d`un peu partout rejoindre les moujahidine à Gao », affirme un jeune Ivoirien qui se fait désormais appeler Ahmed El Guédir et fait partie des centaines de recrues dans cette ville du nord du Mali contrôlée par les islamistes radicaux.
Le chef de la junte veut des élections au plus tôt, tout comme la communauté internationale. Les retards, s’il y en avait, seraient d’ordre technique maintenant. Et les candidats, eux, battent déjà campagne. « Oui, la Guinée organisera les élections le 27 juin », martèle le général Sékouba Konaté. Il le répète si souvent que cela ressemble à la méthode Coué. Le 4 mai, au Palais du peuple, il a promis une nouvelle fois que « le 27 juin marquera la fin de [sa] mission et sera le rendez-vous de la Guinée avec son destin ».
De nombreux militaires guinéens ont déserté les casernes pour se volatiliser dans la nature. Le chef d’état-major de l’armée de terre, le colonel Nouhou Thiam, leur demande de regagner immédiatement leurs unités, sous peine d’être radiés de l’armée. Il somme aussi les détenteurs de grades fictifs de les rendre dans les meilleurs délais. Les garnisons militaires sont en train de se vider. De nombreux soldats auraient déserté leurs unités pour se fondre dans la nature.
Les récentes résolutions de la CEDEAO sur la Guinée viennent s’inscrire dans la panoplie des traditions de sanctions difficiles à mettre en œuvre. Leur lecture laisse tout guinéen quelque peu dubitatif et avec un sentiment d’insatisfaction ; les réactions de gouvernements comme la Lybie qui voient d’un mauvais œil l’immixtion de l’étranger rendront presque impossible l’application des sanctions. Sans minimiser le fait tout aussi vrai que tout guinéen restera à jamais redevable à l’opinion internationale pour les outrages exprimés et le soutien moral, il ne faut pas surestimer l’impact des actions à partir de l’étranger. L’insatisfaction que procure les déclarations de sanctions et des commissions d’enquêtes vient plus des prémisses sur lesquelles elles sont fondées que de leur caractère nécessairement limité. Ces prémisses sont, en l’occurrence, une erreur d’appréciation fondamentale de la spécificité de la société guinéenne et de son histoire.